Parvis de l'hôpital de la Croix Rousse à Lyon.
Parvis de l'hôpital de la Croix Rousse à Lyon.
Parvis de l'hôpital de la Croix Rousse à Lyon. - Xavier Caré
Parvis de l'hôpital de la Croix Rousse à Lyon. - Xavier Caré
Parvis de l'hôpital de la Croix Rousse à Lyon. - Xavier Caré
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Résumé

Le phénomène est massif : il concerne 20 à 30% des femmes en âge de procréer. Et pourtant… le sujet demeure tabou.

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Soit des règles dont la durée excède 7 jours. Et dont la quantité totale est supérieure à 80 ml par jour. Le phénomène est massif : il concerne 20 à 30% des femmes en âge de procréer. Et pourtant… le sujet demeure tabou.

Dans la société, d’abord : les règles, en général, restent objet de honte et de croyances douteuses. Dans le secret des cabinets médicaux, ensuite : peu de femmes osent se confier à leur généraliste ou à leur gynécologue. Et parmi celles qui franchissent le pas, beaucoup sont confrontées à un diagnostic fragmentaire, à une prise en charge qui correspond mal à leurs besoins réels.

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Or, depuis le 3 décembre dernier, les femmes souffrant de règles abondantes peuvent être adressées par leur professionnel de santé au service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital de la Croix-Rousse, à Lyon. Une première, dans notre pays. Lucia RUGERI, hématologue aux hospices civils de Lyon, spécialiste en troubles de la coagulation, nous explique le fonctionnement et la révolution interne de cette initiative.

Bien sûr, les règles abondantes ont des répercussions sur la qualité de vie des patientes. Elles ont aussi des impacts dans le champ de la santé mentale, physique… et dans la vie sociale et économique de ces femmes. L’absentéisme, à l’école et au travail, les coûts de protection, par exemple, peuvent être importants ! Alors pour traiter, il faut comprendre ! L’un des enjeux fondamentaux de la nouvelle structure déployée par les Hospices civils de Lyon est justement de se fonder sur des spécialités diverses pour identifier les causes, souvent multiples, des règles abondantes.

Selon un sondage réalisé par Opinium Research, près de 9 femmes sur 10 disent être frappées de fatigue extrême. Plus de deux tiers d’épisodes dépressifs. Comment expliquer que le tabou demeure, subsiste, nous entrave ? Lucia RUGERI nous donne quelques éléments de réponse.

Sur le site des Hospices civiles de Lyon : un test pour permettre à chaque femme d’évaluer si ses règles sont abondantes ou non. Et puis, l’aventure se poursuit : un second site devrait ouvrir au première trimestre 2022 à l'hôpital Femme Mère Enfant, à Bron. 20 patientes pourront ainsi être accueillies et suivies, chaque semaine, dans la région lyonnaise.

Alors, Et Maintenant ? Que ces établissements et initiatives se multiplient. Et que l’on continue de parler de règles, de menstruations, des enjeux qui leur sont liés. Pour fragmenter encore le tabou qui les enserre.

Références

L'équipe

Quentin Lafay
Production
Vivien Demeyère
Réalisation
Anna Pheulpin
Collaboration