Arthur Teboul, singer of French band "Feu! Chatterton", performs during the Solidays music festival in Paris on June 27, 2015. ©AFP - THOMAS SAMSON
Arthur Teboul, singer of French band "Feu! Chatterton", performs during the Solidays music festival in Paris on June 27, 2015. ©AFP - THOMAS SAMSON
Arthur Teboul, singer of French band "Feu! Chatterton", performs during the Solidays music festival in Paris on June 27, 2015. ©AFP - THOMAS SAMSON
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Résumé

Chercher, trouver, la part que l’on devrait voir, l’envers du vacarme, la lumière sur la lune cassée, le feu sur le soleil plein, où glissent et dansent les silhouettes de l’avenir incertain.

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Chercher, trouver, la part que l’on devrait voir, l’envers du vacarme, la lumière sur la lune cassée, le feu sur le soleil plein, où glissent et dansent les silhouettes de l’avenir incertain.

À quoi peut servir la poésie qui ne doit pas servir ? Que peut la beauté face à l’inquiétude ? Les sons fiers, les rythmes imprévisibles de la langue ? La contingence, les vers, les images, la musique, l’ivresse, la fragilité, l’inspiration ?

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"Regardons nos mains, Qui sont la neige, La rose et l’abeille, Ainsi que l’avenir. -" Guillaume Apollinaire 

La propriété de la poésie ? Dessiner une entaille dans la gangue du présent, ébaucher les courbes, les teintes de demain. Voilà peut-être, déjà, ce qu’espère Arthur Teboul, le chanteur de Feu! Chatterton, poète en tripes, accoucheur de mondes nouveaux.

À quoi peut servir à la poésie qui ne doit pas servir ? À percer nos bulles abyssales, à nous aimanter, à nous encourager ! À lever le regard, par-delà les sables, à nous tenir ensemble.

"Celui qui croyait au ciel, Celui qui n'y croyait pas, Quand les blés sont sous la grêle, Fou qui fait le délicat, Fou qui songe à ses querelles, Au cœur du commun combat." Louis Aragon. Le chanteur de Feu! Chatterton croit-il au ciel ?

À quoi peut servir la poésie qui n’aime pas servir ? À tracer une autre allée, intime et dorée, à se dresser, se rebiffer, à déplier d’autres jeux, d’autres mythologies du feu.

 "Peut-être alors comprendras-tu qu’il n’y a pas de plus grand, Malheur sur terre, Que celui qui n’a pas de poème écrit, Pour l’étreindre, le consoler, le contenir." Cécile Coulon, romancière.

À quoi peut servir la poésie dont chacun peut se servir ? À discerner dans le monde nouveau ce que nous ne voyons pas encore. Une suite, une fin, des variations nouvelles, inattendues… La poésie : seule voie pour les atteindre.

Références

L'équipe

Quentin Lafay
Quentin Lafay
Quentin Lafay
Production
Anna Pheulpin
Collaboration