Enregistreur à bobines
Enregistreur à bobines ©Getty - Jeffrey Coolidge
Enregistreur à bobines ©Getty - Jeffrey Coolidge
Enregistreur à bobines ©Getty - Jeffrey Coolidge
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Quels furent les tout premiers enregistrements sonores ? Quelles étaient les techniques utilisées ? Comment est-on finalement passé du cylindre au streaming, en passant par le vinyle ? Depuis quand peut-on écouter de la musique chez soi, à travers de simples écouteurs ?

Avec
  • Henri Chamoux Docteur en Histoire, ingénieur d’études à l'École normale supérieure de Lyon
  • Ludovic Tournès Professeur d’histoire internationale à l’Université de Genève

Il y a à peine cent cinquante ans, les sons du monde étaient encore évanescents, aussitôt émis, ils disparaissaient dans l’air, faute d’un support pour les enregistrer. 

Il a fallu l’invention du phonographe, et plus tard de nombreux autres outils, pour que le chant du monde soit mémorisé et transmis aux générations futures. 

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Quand on parle d'enregistrement sonore, on pense surtout à la musique. Pourtant, à l'époque de cette invention, c'est capturer la parole qui importe… Le soucis réel, c'est comment capturer la parole ?  L'enregistrement a finalement une triple généalogie : la sténographie, la phonétique, parce que c'était aussi pour apprendre à bien reproduire la voix qu'on enregistre, et l'enregistrement lui-même. (Ludovic Tournès)

Avec l’apparition progressive du son enregistré dans tous les foyers, c’est aussi toute une histoire de la musique, de l’information, de la politique, en un mot de la culture, qui s’est jouée. 

Enregistrement sonore : gravé dans le temps” c’est le sillon qui sera creusé tout au long de cette émission. 

Nous vous invitons donc à monter le son, pour partir ensemble sur cette autoroute à mille voix.

Le microphone, c'est une boîte qui contient une membrane. Elle va faire vibrer un électroaimant, un bobinage, un condensateur, devant un circuit électrique. Par phénomène d'induction, un courant va alors se créer. Un courant dont les ondulations vont correspondre au son enregistré… (Henri Chamoux)

Ludovic Tournès, professeur d’histoire internationale à l'Université de Genève, et auteur de l’ouvrage “Du phonographe au mp3”, aux éditions Autrement, et  Henri Chamoux, docteur en Histoire, ingénieur d’études à l'École Normale Supérieure de Lyon, remonteront la bobine de cette invention.

Découvrez la phonobase de Henri Chamoux

Les références musicales :

Le titre du jour : "La Donna è mobile" par Enrico Caruso

Le générique de fin : "Sur mon phono" par Georges Brassens

L'équipe

Antoine Beauchamp
Antoine Beauchamp
Antoine Beauchamp
Production
Antonin Hamburger
Collaboration
Mariam Ibrahim
Collaboration
Tom Umbenstock
Collaboration
Milena Aellig
Réalisation
Alexandra Delbot
Alexandra Delbot
Alexandra Delbot
Production déléguée