Cyanea capillata, aussi appelée la méduse à crinière de lion, créature des profondeurs
Cyanea capillata, aussi appelée la méduse à crinière de lion, créature des profondeurs ©Getty - Alexander Semenov
Cyanea capillata, aussi appelée la méduse à crinière de lion, créature des profondeurs ©Getty - Alexander Semenov
Cyanea capillata, aussi appelée la méduse à crinière de lion, créature des profondeurs ©Getty - Alexander Semenov
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Quand ont eu lieu les premières explorations des profondeurs ? Quelles formes de vie ont été découvertes ? Quelles sont les caractéristiques des écosystèmes océaniques profonds ? En quoi la découverte des sources hydrothermales a révolutionné la vision de la vie abyssale ?

Avec
  • Michel Segonzac Expert en écologie de la faune abyssale
  • Jean-Baptiste Sallée Chercheur CNRS en océanographie au Laboratoire d’Océanographie et du Climat à Sorbonne Université
  • Françoise Gaill biologiste, océanographe, directrice de recherche émérite au CNRS

Aujourd’hui, il est plus facile d’aller sur la lune qu’au plus profond de nos océans. Douze astronautes ont marché sur notre satellite, alors qu’on ne compte que quatre personnes qui sont allées à plus de dix mille mètres de profondeur. Si la plupart de nos espaces marins comprennent des fosses abyssales, on estime qu’en dessous de deux-cents mètres de profondeur, seuls dix pour cent de ces régions aquatiques ont pu être explorées. Ce “monde sans soleil” comme l’appelait le commandant Cousteau, est encore une terre inconnue qui regorge pourtant d’une incroyable biodiversité, sensible à nos activités humaines. L’exploration des abysses est loin d’être aboutie.

On peut estimer que dès cinq-cents mètres, l'œil humain ne perçoit plus aucune lumière. Sur le plan biologique, les animaux ont réussi à s'adapter, avec des photophores par exemple… pour attirer leur proie. (Michel Segonzac)

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« Sonder le fond de l’abysse » : c’est la découverte du jour. Une découverte sous pression. 

On a travaillé au départ, comme les pêcheurs. C'était presque une pêche à la traîne, on ramassait sur le pont l'ensemble des bestioles récoltées et on les regardait. Il y avait une infinité d'espèces qu'on ne connaissait pas, des espèces nouvelles… (Françoise Gaill)

Jean-Baptiste Sallée, chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique en océanographie, au laboratoire d'océanographie et du climat à Sorbonne Université, rédacteur du prochain rapport du GIEC, Michel Segonzac, ancien chercheur en écologie des grands fonds marins à l’Ifremer et attaché honoraire au Muséum National d’Histoire Naturelle, et Françoise Gaill, vice-présidente de la plateforme internationale Océan et Climat, vont explorer ensemble ce vaste territoire marin.

On mesurait la profondeur des océans avec des treuils. Ce sont des mesures qui n'ont pas la précision de ce qu'on a aujourd'hui, mais c'était une première mesure quand même. Les chercheurs faisaient descendre une masse accrochée au bateau par un fil, pour mesurer la longueur du fil quand elle touchait le fond de l'océan. (Jean-Baptiste Sallée)

Remerciements à Antoine Vuilloz de la discothèque, et Annelise Signoret de la documentation de Radio France.

Les références musicales :

Le titre du jour : "Octopus’s Garden" par les Beatles

Le générique de fin : "l’Océan et la plage" par Nancy Holloway

L'équipe

Natacha Triou
Natacha Triou
Natacha Triou
Production
Anne-Toscane Viudes
Production déléguée
Antonin Hamburger
Collaboration
Eléonore Pérès
Collaboration
Nicolas Berger
Réalisation
Mariam Ibrahim
Collaboration