Dénouement : épisode 5/5 du podcast "La Princesse de Clèves" de Madame de La Fayette

 Mademoiselle de Chartres à la bijouterie italienne, illustration pour la Princesse de Clèves, roman de Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de La Fayette (1634-1693), gravure, publié par Ferroud, 1925, Pari
 Mademoiselle de Chartres à la bijouterie italienne, illustration pour la Princesse de Clèves, roman de Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de La Fayette (1634-1693), gravure, publié par Ferroud, 1925, Pari ©Getty -  DEA PICTURE LIBRARY
Mademoiselle de Chartres à la bijouterie italienne, illustration pour la Princesse de Clèves, roman de Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de La Fayette (1634-1693), gravure, publié par Ferroud, 1925, Pari ©Getty - DEA PICTURE LIBRARY
Mademoiselle de Chartres à la bijouterie italienne, illustration pour la Princesse de Clèves, roman de Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de La Fayette (1634-1693), gravure, publié par Ferroud, 1925, Pari ©Getty - DEA PICTURE LIBRARY
Publicité

M. de Clèves est au plus mal !

M. de Clèves ne put résister à l’accablement où il se trouva. La fièvre lui prit dès la nuit même, et avec de si grands accidents que dès ce moment sa maladie parut très dangereuse ; on en donna avis à Mme de Clèves ; elle vint en diligence. Quand elle arriva, il était encore plus mal ; elle lui trouva quelque chose de si froid et de si glacé pour elle, qu’elle en fut extrêmement surprise et affligée. Il lui parut même qu’il recevait avec peine les services qu’elle lui rendait ; mais enfin elle pensa que c’était peut-être un effet de sa maladie. Cependant M. de Clèves était presque abandonné des médecins. Un des derniers jours de son mal, après avoir passé une nuit très fâcheuse, il dit, sur le matin, qu’il voulait reposer. Mme de Clèves demeura seule dans sa chambre ; il lui parut qu’au lieu de reposer, il avait beaucoup d’inquiétude ; elle s’approcha et se vint mettre à genoux devant son lit, le visage couvert de larmes. M. de Clèves avait résolu de ne lui point témoigner le violent chagrin qu’il avait contre elle ; mais les soins qu’elle lui rendait et son affliction, qui lui paraissait quelquefois véritable et qu’il regardait aussi quelquefois comme des marques de dissimulation et de perfidie, lui causaient des sentiments si opposés et si douloureux qu’il ne les put renfermer en lui-même." 

Extraits choisis et réalisation par Sophie-Aude Picon
Conseillère littéraire: Emmanuelle Chevrière

Publicité

Lu par Marcel Bozonnet

L'équipe