illustration pour Zadig, ou le livre du destin, roman philosophique de Voltaire (1694-1778), gravure de Jean Dambrun (1741-ca 1814) à partir d'une édition publiée en 1778
illustration pour Zadig, ou le livre du destin, roman philosophique de Voltaire (1694-1778), gravure de Jean Dambrun (1741-ca 1814) à partir d'une édition publiée en 1778
illustration pour Zadig, ou le livre du destin, roman philosophique de Voltaire (1694-1778), gravure de Jean Dambrun (1741-ca 1814) à partir d'une édition publiée en 1778 ©Getty - EA PICTURE LIBRARY
illustration pour Zadig, ou le livre du destin, roman philosophique de Voltaire (1694-1778), gravure de Jean Dambrun (1741-ca 1814) à partir d'une édition publiée en 1778 ©Getty - EA PICTURE LIBRARY
illustration pour Zadig, ou le livre du destin, roman philosophique de Voltaire (1694-1778), gravure de Jean Dambrun (1741-ca 1814) à partir d'une édition publiée en 1778 ©Getty - EA PICTURE LIBRARY
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Résumé

Du temps du roi Moabdar il y avait à Babylone un jeune homme nommé Zadig, né avec un beau naturel fortifié par l'éducation. Quoique riche et jeune, il savait modérer ses passions, il n'affectait rien, il ne voulait point toujours avoir raison, et savait respecter la faiblesse des hommes.

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Du temps du roi Moabdar il y avait à Babylone un jeune homme nommé Zadig, né avec un beau naturel fortifié par l'éducation. Quoique riche et jeune, il savait modérer ses passions, il n'affectait rien, il ne voulait point toujours avoir raison, et savait respecter la faiblesse des hommes. On était étonné de voir, qu'avec beaucoup d'esprit, il n'insultât jamais par des railleries, à ces propos si vagues, si rompus, si tumultueux, à ces médisances téméraires, à ces décisions ignorantes, à ces turlupinades grossières, à ce vain bruit de paroles, qu'on appelait conversation dans Babylone. Il avait appris dans le premier livre de Zoroastre, que l'amour-propre est un ballon gonflé de vent, dont il sort des tempêtes, quand on lui a fait une piqûre. Zadig surtout ne se vantait pas de mépriser les femmes et de les subjuguer. Il était généreux: il ne craignait point d'obliger des ingrats, suivant ce grand précepte de Zoroastre: Quand tu manges, donne à manger aux chiens, dussent-ils te mordre. Il était aussi sage qu'on peut l'être; car il cherchait à vivre avec des sages."

Réalisation Cédric Aussir
Conseillère littéraire Emmanuelle Chevrière Extraits lus par Léonie Simaga
Et les voix de Maelia Gentil et Morgane Hainaux
Création musicale: Pascal Sangla
Prise de son, montage, mixage: Claude Niort, Valentin Azan-Zielinsky
Assistante à la réalisation: Justine Dibling 

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