Le capitaine Fracasse, illustration de Gustave Dore
Le capitaine Fracasse, illustration de Gustave Dore ©Getty - Universal History Archive
Le capitaine Fracasse, illustration de Gustave Dore ©Getty - Universal History Archive
Le capitaine Fracasse, illustration de Gustave Dore ©Getty - Universal History Archive
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Au 17e siècle, sous le règne de Louis XIII, le jeune baron de Sigognac se morfond dans le manoir de ses ancêtres. Un soir, une troupe de comédiens lui demande l’hospitalité. Charmé par Isabelle, l’ingénue de la troupe, Sigognac décide de partir avec les comédiens.

Au 17e siècle, sous le règne de Louis XIII, le jeune baron de Sigognac se morfond dans le manoir de ses ancêtres. Un soir, une troupe de comédiens lui demande l’hospitalité. Charmé par Isabelle, l’ingénue de la troupe, Sigognac décide de partir avec les comédiens pour chercher meilleure fortune à Paris. Bientôt intégré à la compagnie sous le masque du Capitaine Fracasse, le jeune baron, au fil d’aventures palpitantes, va enfin pouvoir se révéler à lui-même…              
« D’abord publié en feuilleton, Le Capitaine Fracasse paraît en 1863, un an après Les Misérables de Hugo. Devant l’engouement du public, Gautier jubile : ''Le Capitaine Fracasse a plus de succès que Les Misérables, et le succès grandit tous les jours… Charpentier dit qu’il en vendra 60 000 sans lever le doigt.'' La référence à Hugo n’est pas un hasard : ce roman de cape et d’épée mêle avec bonheur le sublime au grotesque. Gautier s’inspire aussi bien du Roman comique de Scarron (1651) que de la liberté de ton de Hugo. Œuvre longuement mûrie, Le Capitaine Fracasse est un des plus beaux romans d’aventure du XIXe siècle. C’est aussi une déclaration d’amour de Théophile Gautier à la langue du XVIIe siècle, le style précieux des salons comme l’argot des tavernes. Dans cette version radiophonique, l’intrigue foisonnante du roman devient un conte d’hiver, un rêve éveillé raconté par le Capitaine Fracasse en personne. La présence à ses côtés d’un ensemble baroque, la Clique des Lunaisiens, nous plonge musicalement dans cette époque. Décors, paysages et figures truculentes se succèdent à vive allure. L’art de la description de Gautier est transposé ici en art de l’évocation musicale.

Stéphane Michaka

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Avec La Clique des Lunaisiens dirigée par Arnaud Marzorati
Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière
Réalisation : Laure Egoroff

Texte dit par Laurent Poitrenaux
Et les voix de : Elodie Vincent, Charlotte Azan , Antoine Sastre , Pauline Ziade , Laurence Cordier , Philippe Mambon, Etienne Launay , Florent Guyot , Frederic Siuen , Clément Bernot 

Musique - La Clique des Lunaisiens :
Arnaud Marzorati, voix et direction
Mélanie Flahaut, flûtes, flageolets, basson
Isabelle Saint Yves, viole de gambe, dessus de viole
Christophe Tellart, vielle à roue, cornemuses
Massimo Moscardo, archiluth, guitare baroque 

Bruitages : Elodie Fiat
Prise de son, montage et mixage : Bruno Mourlan, Emilie Couet , Pierre Costard
Technique plateau et sonorisation : Célia Dufour, Guillaume Ledu, Laure Yung Lancrey, Marie Lepeintre
Musicien metteur en onde : Paul Malinowski  
Assistante à la réalisation : Clémence Gross 

Enregistré au Studio 104 de la Maison de la Radio le 6 juin 2015 

Né en 1974, Stéphane Michaka est romancier (La Fille de Carnegie, Ciseaux) et auteur de théâtre (Le Cinquième archet, Les Enfants du docteur Mistletoe). Il a signé pour France Culture des adaptations de Dracula, Vingt mille lieues sous les mers et récemment Moby-Dick, mises en musique par l'Orchestre national de France. Ses romans Cité 19 et La Mémoire des Couleurs, parus chez Pocket Jeunesse, revisitent les thèmes de la science-fiction (voyage dans le temps, intelligence artificielle...) à travers le regard d'adolescents vivant dans le monde d'aujourd'hui.