"Le Roman noir de l’Histoire" de Didier Daeninckx

Didier Daeninckx en 2003
Didier Daeninckx en 2003 ©Getty - Franck Crusiaux
Didier Daeninckx en 2003 ©Getty - Franck Crusiaux
Didier Daeninckx en 2003 ©Getty - Franck Crusiaux
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De 1922 à 1941 : première partie

Mettant bout à bout les petits restes d’une histoire à vif, Daeninckx fait droit à des affaires classées sans suite, et ce droit de suite constitue la longue traîne du roman noir de l’histoire. écrit Patrick Boucheron dans sa préface.  

Ecrites au cours des quarante dernières années, les soixante-dix-sept nouvelles qui composent Le Roman noir de l’Histoire retracent, par la fiction documentée, les soubresauts de plus d’un siècle et demi d’histoire contemporaine française, de 1855 à 2030. Mais les personnages qu’elles mettent en scène ne sont pas ceux dont les manuels ont retenu le nom, et dont les statues attirent les pigeons sur nos places.
Des neuf nouvelles choisies par Bruno Herbulot se dégagent deux grandes thématiques qui irriguent tout l’ouvrage : les guerres et le rôle, souvent méconnu par l’histoire officielle, qu’y ont joué les différentes vagues d’immigration.
Nouvelles choisies par Bruno Herbulot
Réalisation : Pascal Deux
Conseillère littéraire Caroline Ouazana

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  • _No more (1922)  _lu par Pierre Baux

Cette nouvelle inédite se situe quelques années après l’immense carnage de la Grande Guerre qui a coûté la vie à plus d’un million et demi de jeunes hommes venus de toute les provinces de France, de tous les outre-mer. De nombreux monuments leur rendent hommage et les gardent en mémoire. Mais que fait-on du chagrin d’une mère ?

  • Les chiens et les lions (1941) lu par Christophe Brault

Les allemands ont envahi le pays, le chaos règne. Au milieu de la débâcle, deux chasseurs ont été embauchés pour participer à l’élimination d’une meute de chiens enragés qui fait régner sa loi sur la campagne environnante. Ce massacre de province au milieu du grand massacre mondial est l’occasion de faire apparaître la figure du préfet d’Eure-et-Loire, Jean Moulin, le grand coordinateur de la Résistance française. Au travers de sa cohabitation forcée avec un tirailleur sénégalais promis au peloton d’exécution, c’est toute la mémoire des humbles et des sacrifiés qui se trouve mise à jour.

Nouvelle publiée une première fois chez Verdier dans le recueil Cités perdues en 2005

  • _Le dernier guérillero (1939)  _lu par Laurent Lederer et la voix de Emiliano Suarez

Hommage à Francisco Asensi, internationaliste espagnol émigré en France, infatigable combattant de l’ombre pour la liberté et la lutte anti-franquiste, à qui les services préfectoraux refusèrent la nationalité française à la fin d’une vie pourtant exemplaire.

Nouvelle publiée une première fois chez Verdier, dans le recueil du même nom en 2000 

Prise de son, montage et mixage : Eric Boisset, Emilie Couet Assistante à la réalisation : Sophie Pierre

Né en 1949, à Saint-Denis, Didier Daeninckx a exercé pendant une quinzaine d’années les métiers d’ouvrier imprimeur, animateur culturel et journaliste localier. En 1984, il publie Meurtres pour mémoire dans la « Série noire » de Gallimard. Il a depuis fait paraître une trentaine de titres qui confirment une volonté d’ancrer les intrigues du roman noir dans la réalité sociale et politique. Plusieurs de ses ouvrages ont été publiés dans des collections destinées à la jeunesse (Syros-Souris Noire, « Page blanche » chez Gallimard, Flammarion). Il est également l’auteur de nombreuses nouvelles qui décrivent le quotidien sous un aspect tantôt tragique, tantôt ironique, et dont le lien pourrait être l’humour noir. Il a obtenu de nombreux prix (Prix populiste, Prix Louis-Guilloux, Grand prix de littérature policière, Prix Goncourt du livre de jeunesse…), et en 1994, la Société des Gens de Lettres lui a décerné le Prix Paul Féval de Littérature Populaire pour l’ensemble de son œuvre.

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