L'étrange
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L'étrange ©Maxppp - Michel Leynaud
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Résumé

Oui, l’échange d’identité entre deux personnes est possible et peut traverser la mort.

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La chose sur le seuil

59 min

Traduction et adaptation : François Bon

Réalisation : Etienne Vallès

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Conseillère littéraire Caroline Ouazana

Malgré un très vaste héritage, et alors même que le « faux documentaire » (depuis La guerre des mondes de H.G. Wells par Orson Welles diffusée en 1938), fait partie de l’histoire de la radio, Lovecraft reste un défi à l’adaptation cinématographique ou radiophonique. Garder l’omniprésence du narrateur, être fidèle à ces nappes de langue très savamment orchestrées, rester toujours dans la seule suggestion de l’horreur ou de la peur ? En proposant des fictions d’une heure, France Culture en permet l’aventure, et ce qu’elle révèle de l’actualité de Lovecraft pour notre imaginaire au présent.

  • la chose sur le seuil

Daniel Upton vient de tuer Edward Derby, l’ami de toute sa vie. Ils se connaissent depuis l’enfance, mais Asenath Waite, l’épouse que Derby s’est choisie, les a progressivement éloignés. Jusqu’à cette nuit où Derby appelle au secours, et que dans la voiture qui les ramène, Upton assiste à un étrange phénomène. Oui, l’échange d’identité entre deux personnes est possible et peut traverser la mort. Dans La chose sur le seuil écrite en 1933, dans la grande période Lovecraft, le fantastique et l’horreur surgissent depuis les signes les plus ordinaires de la réalité urbaine, et la renversent.  

Avec  

Nicolas Raccah, Laurent Cléry, Marine Sylf, Françoise Gazio

Assistance technique et Montage: Clotilde Thomas

Prise de son et mixage: Benjamin Vignal

Assistante à la réalisation: Louise Loubrieu

Musique : Bernd Alois Zimmermann, Photoptosis

Né à Providence en 1890, Howard Phillips Lovecraft y mourra en 1937. Hormis deux ans à New York, il y aura passé toute sa vie, et en fera le modèle de son Arkham imaginaire. Passionné de science depuis son enfance, consacrant ses nuits à l’écriture, la création du légendaire magazine Weird Tales lui donne, comme à toute une poignée de ses amis (Lovecraft laisse plus de 30 000 lettres, mais n’a jamais publié de livre de son vivant) une opportunité de publier qui amplifie leur ancrage dans la fiction surnaturelle, prolongeant la tradition américaine initiée par Poe et Hawthorne. Son héritage est considérable dans le domaine des arts graphiques, du cinéma, de la littérature populaire (Stephen King et d’autres ont exprimé leur dette) et même du jeu vidéo (L’appel de Cthulhu). Mais on commence seulement à vérifier ce qu’avait pressenti Borges : un auteur de stature universelle, un géant de l’imaginaire et de la langue.

François Bon a commencé à traduire Lovecraft en 2010, après le hasard d’une première visite à Providence, bousculant l’image et les clichés hérités. Cinq volumes de ses traductions sont parus chez Points Seuil, et il travaille actuellement sur les carnets et manuscrits inédits où Lovecraft parle de son écriture elle-même. Voir son site www.tierslivre.net.

A retrouver sur

http://www.franceculture.fr/emissions/la-compagnie-des-auteurs/la-compagnie-des-auteurs-lundi-6-juin-2016

La chose sur le seuil, nouvelle traduction par François Bon, est parue chez Points Seuil en 2015.

Références

L'équipe

Blandine Masson
Blandine Masson
Blandine Masson
Production
Caroline Ouazana
Conseiller(e) littéraire
Mary Simon
Collaboration