Solitude
Solitude ©Getty -  Andy Ryan
Solitude ©Getty - Andy Ryan
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Victor Bâton veut des amis, c'est son unique obsession.

Victor Bâton vit dans l’obsession de se faire des amis. Trentenaire qui tire le diable par la queue mais se refuse à travailler, il subsiste de sa pension et parcourt la ville dans des vêtements usés qui ne le rendent guère séduisant. Pourtant il s’accroche à chaque rencontre, se fait un espoir de chaque regard et n’en finit pas de s’inventer un avenir qu’une magnifique amitié illuminerait. Dans un Paris sans lumières, il nous raconte sa quête en détail, sans jamais cesser d’interroger ses mobiles, ses soupçons, ses craintes et ses dépits. Avec ce roman qui signa ses débuts, Emmanuel Bove bouleversa la littérature française : son écriture, qui allie densité du style et simplicité formelle, ironie mordante et compassion, a traversé le temps.
Mes amis est un chef-d’œuvre, de ceux qui touchent chaque lecteur. Une rareté qu’il est indispensable de ne pas manquer.
Présentation des éditions de L’Arbre vengeur

Conseillère littéraire : Caroline Ouazana
Choix des extraits et réalisation : Laure Egoroff

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Lus par Vincent Berger
Musique originale : Théo Boulenger
Prise de son, montage, mixage : Claude Niort
Assistante à la réalisation : Laure Chastant

Emmanuel Bobovnikoff est né le 20 avril 1898 à Paris, d'un père juif  ukrainien aux revenus incertains et d'une mère luxembourgeoise employée comme femme de chambre. Dès l'âge de 14 ans, il décide de se consacrer à l'écriture. Et s'il occupe quelques boulots (taxi, manœuvre, garçon de café, fait-diversier...), c'est toujours dans l'idée de nourrir ses écrits. En 1924, il publie grâce à Colette Mes amis chez Ferenczi. C'est un succès et il rencontre à Paris un Rilke admiratif. Bove enchaîne : Armand, Bécon-les-Bruyères, Un soir chez Blutel... Démobilisé en juillet 40, il espère gagner Londres via l'Afrique du Nord et refuse de publier dans la France occupée. Il réside en 1942 à Alger où il écrit Le Piège. L'ouvrage ne sera publié qu'après la libération, deux mois avant sa mort le 13 juillet 1945. Admirée dans les années vingt et trente, l’œuvre prolifique d’Emmanuel Bove tombe dans l’oubli durant plusieurs décennies. Redécouverte en France grâce à Raymond Cousse et Jean-Luc Bitton, mais aussi en Allemagne grâce à Peter Handke et Wim Wenders, elle occupe désormais la place qui lui revient, singulière et essentielle, dans la littérature contemporaine. 

Ce texte d’Emmanuel Bove a fait l’objet d’une réédition en 2016 aux éditions L’arbre vengeur

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