Pinocchio, gravure d'après un dessin de Carlo Chiostri (1863-1939), 1901.
Pinocchio, gravure d'après un dessin de Carlo Chiostri (1863-1939), 1901.
Pinocchio, gravure d'après un dessin de Carlo Chiostri (1863-1939), 1901. ©Getty - © DEA PICTURE LIBRARY
Pinocchio, gravure d'après un dessin de Carlo Chiostri (1863-1939), 1901. ©Getty - © DEA PICTURE LIBRARY
Pinocchio, gravure d'après un dessin de Carlo Chiostri (1863-1939), 1901. ©Getty - © DEA PICTURE LIBRARY
Publicité
Résumé

Entrez dans l'atelier de Geppetto, et du pays des nigauds au ventre de la baleine, suivez les aventures du plus célèbre pantin de bois grâce ce concert-fiction qui réunit comédiens, musiciens de l'Orchestre Philharmonique de Radio France et bruiteurs pour célébrer le chef-d’œuvre de Carlo Collodi.

En savoir plus

Un jour, dans son atelier, Geppetto, un pauvre menuisier, entreprit de se fabriquer, à partir d’une bûche, un beau pantin de bois qu’il décida d’appeler Pinocchio. Mais à la grande surprise de son créateur, ce pantin se mit à parler, pleurer, rire… et désobéir comme un enfant. Ce qui arriva ensuite est une incroyable histoire. Écrites en 1881 par le journaliste et écrivain toscan Carlo Lorenzini, plus connu sous son nom de plume Carlo Collodi (1826-1890), Les Aventures de Pinocchio, sous-titrées Histoire d’un pantin (Le aventure di Pinocchio. Storia di un burattino), sont devenues un chef-d’œuvre de la littérature enfantine.

"Il nous est naturel de penser que Pinocchio a toujours existé, on ne s’imagine pas en effet un monde sans Pinocchio" Italo Calvino

Publicité

À lire aussi : A l'origine de l'histoire de Pinocchio

Lors de l'enregistrement au studio 104, de "Pinocchio"à vendredi 25 Mars 2022
Lors de l'enregistrement au studio 104, de "Pinocchio"à vendredi 25 Mars 2022
© Radio France - Christophe Abramowitch

Adaptation et réalisation : Cédric Aussir  
Musique originale : Manuel Peskine
Conseillère littéraire Caroline Ouazana
Avec l’ Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Julien Leroy 
Avec Solal Forte (Pinocchio), Rufus  (Gepetto), Céline Milliat-Baumgartner ( La Fée), Régis Ivanov (Mangefeu), Mouss Zouheyri  (Le Grillon), Lorenzo Lefebvre  (Lumignon), Bartholomew Boutellis  (Le Chat et arlequin), David Migeot  (Le Renard et Polichinelle)
Et les voix de David Brémaud, Benjamin Bur, Alyzée Costes, Mailys Favraud, Léa Goguey-Cailac, Jessica Jhean, Sohan Pague, Hervé Quentric.
Nathan Mierdl
  (Violon solo)
Bruitage Sophie Bissantz

Lors de l'enregistrement de "Pinocchio"
Lors de l'enregistrement de "Pinocchio"
© Radio France - Christophe Abramowitch

Equipe de réalisation
Musiciens metteurs en ondes : Elsa Biston, Paul Malinowski Assistante à la réalisation  : Claire ChaineauxChef d’équipe musique : Pierre Monteil
Chef d’équipe fiction : Bruno Mourlan
Plateau fiction / post-production : Matthieu Le Roux
Plateau : Nicolas Depas Graf, Sidoine Lynch, Titouan Labarre
Sonorisation : Tahar Boukhlifa, Romain Lenoir, Julie Garraud
Régisseur de production : Farid Mélab
Eclairage : Edouard Rose , Ghislain Sanchez

Enregistrement de "Pinocchio"
Enregistrement de "Pinocchio"
© Radio France - Christophe Abramowitch

Histoire du texte
Pinocchio est né le 7 juillet 1881. Son histoire a été racontée par l’écrivain Carlo Collodi et diffusée en feuilleton dans le Giornale per i bambini (« Journal pour les enfants »). Toutefois, l’histoire du pantin s’achève cruellement quelques semaines plus tard, le 27 octobre 1881, avec sa pendaison à la branche du Grand Chêne. Mais sous la pression et la protestation des « petits lecteurs » (et de leurs parents), Collodi accepte de ranimer Pinocchio et d’écrire la suite de ses aventures. Le 9 février 1882, la direction du journal s’adresse alors à ses lecteurs : « Une bonne nouvelle ! Vous vous souvenez sûrement du pauvre pantin que monsieur Collodi laissa accroché à un arbre et qui paraissait mort ? Eh bien, ce même monsieur Collodi vient de nous écrire pour nous annoncer que Pinocchio n’est pas mort, qu’il est même plus vivant que jamais, et qu’il lui est arrivé tant de choses que ça paraît impossible. Et il vous les racontera très bientôt, d’un seul trait, dans Les Aventures de Pinocchio dont nous commençons la parution dans le prochain numéro. » L’œuvre intégrale sera publiée un an plus tard, en février 1883, en un seul volume, illustrée par Enrico Mazzanti. Depuis lors, elle a connu le succès qu’on lui connaît, rééditée et vendue à des millions d’exemplaires, traduite dans toutes les langues, adaptée sous de multiples formes (théâtrales, cinématographiques, chorégraphiques…).

La noirceur et la cruauté
Pinocchio a tellement été adapté, réinventé ou même détourné que ma première préoccupation pour cette version radiophonique a été de retrouver l’esprit de l’œuvre originale. Aussi ai-je tenu à rétablir la noirceur et conserver la cruauté avec lesquelles ce conte a été façonné. Car au-delà de sa visée pédagogique ou morale, Pinocchio appréhende le monde avec les yeux (et les oreilles) d’un enfant. On y découvre alors un univers fantastique et terrifiant car ce récit permet de mettre en lumière les inquiétudes du monde des adultes et surtout la perception qu’en ont les enfants. Mais celle-ci est avant tout réjouis - sante : c’est avec humour et beaucoup de fantaisie que ces aventures du mythique petit pantin de bois sont racontées. C’est donc cette approche que j’ai voulu transcrire : être avec Pinocchio, lui donner la parole, l’entendre et « voir » à ses côtés ce monde d’infortunes et de misère que l’enfance, cet âge sauvage, rachète par son innocence un peu fantasque, et sauve du désespoir en saisissant le merveilleux dans la réalité. 
Cédric Aussir

Enregistrement du concert fiction "Pinocchio"
Enregistrement du concert fiction "Pinocchio"
© Radio France - Christophe Abramowitch

Rêveur et menaçant Composer pour Pinocchio c’était avant tout une recherche d’équilibres. Parce qu’il s’agit d’un concert-fiction, donc d’abord d’un texte, derrière lequel la musique doit trouver sa place. C’est une musique de film qui accompagne, qui pose des atmosphères et qui dit le temps qui passe. Recherche d’équilibres aussi parce que Pinocchio nous balance continuellement entre la noirceur originelle du conte et des souvenirs rassurants d’un pantin qui deviendra un « vrai » petit garçon. Ce sera donc une partition pleine de réminiscences orchestrales qui vacillent entre un célesta rêveur et un synthétiseur menaçant.
Manuel Peskine

Carlo Collodi, de son vrai nom Carlo Lorenzini, est né le 24 septembre 1826 à Florence dans un milieu populaire. Il est l’un des dix enfants du cuisinier et d’une femme de chambre du mar[1]quis de Ginori. Pour payer ses cours au séminaire et son loyer, il commence à travailler à l’âge de dix-sept ans comme commis à la librairie Piatti. Il y tisse des liens d’amitié avec des journa[1]listes et écrivains de tendance libérale, c’est-à-dire favorables à l’indépendance italienne et à un régime laïc, qui l’initient à l’écriture journalistique. Après s’être enrôlé dans le bataillon des volontaires florentins lors de la première guerre d’indépendance en 1848, il fonde un journal satirique, Il Lampione, qui cessera de paraître moins d’une année plus tard. Il collabore ensuite à L’Indipendente, La Lente, La Nazione. En 1850, il fonde La Scaramuccia où il écrit des récits humoristiques et des rubriques théâtrales et musicales. C’est durant cette période qu’il prend l’habitude de signer du pseudonyme de Collodi, nom du village natal de sa mère. Parallè[1]lement à son activité de journaliste, il publie en 1856 Un Romanzo a vapore (« Un roman à vapeur, guide pratique et humoristique pour la nouvelle ligne de chemin de fer Florence-Li[1]vourne »), puis en 1857 I Misteri di Firenze, critique sociale en forme de parodie des Mystères de Paris d’Eugène Sue. Les années suivantes, il travaille pour le Ministère à une mission de recensement du vocabulaire florentin tout en continuant de publier des chroniques dans divers journaux, se montrant un observateur de la vie politique toujours plus désabusé. En 1875, il se voit confier par les éditeurs de livres pédagogiques Felice et Alessandro Paggi, la traduction en italien des contes de Perrault auxquels il ajoute certaines fables de la comtesse d’Aulnoy et de Mme Leprince de Beaumont sous le titre Racconti delle fatte (« Contes de fées »). La démarche des frères Paggi répond au projet politique d’une instruction publique dans l’Italie nouvelle et à la préoccupation d’une pédagogie à l’adresse des futurs citoyens. Collodi entreprend alors de moderniser un ouvrage scolaire classique, Giannettino, publié une quarantaine d’années plus tôt. Le livre paraît en 1876 et est suivi aussitôt de Minuzzolo. Le succès est tel que Collodi ne cessera plus d’écrire des livres de lecture pour les enfants des écoles. En 1881, son vieil ami Fernando Martini lui demande de collaborer au lancement du Giornale per i bambini. Collodi écrit alors les premiers chapitres de L’Histoire d’un pantin qui paraît en feuilleton dans le journal à partir du 4 août. Le quinzième et dernier chapitre, publié le 27 octobre, s’achève par la mort par pendaison du pantin mais, à la suite des nombreuses protestations des petits lecteurs, Les Aventures de Pinocchio reprennent, sous ce nouveau titre, de février 1882 à janvier 1883 jusqu’à un ultime trente-sixième chapitre, avant d’être publiées en volume, illustré par Enrico Mazzanti, en février 1883. Collodi prend la direction du Giornale per i bambini et y reste jusqu’en 1886. Il meurt à Florence le 26 octobre 1890.

Coproduction France Culture et Direction de la musique et de la création, en partenariat avec le Théâtre de la Ville – Paris

Enregistrement de "Pinocchio"
Enregistrement de "Pinocchio"
© Radio France - Christophe Abramowitch
Références

L'équipe

Blandine Masson
Blandine Masson
Blandine Masson
Coordination
Mary Simon
Collaboration