Chemin de terre, Parc National de Namub-Naukluft, Namibie
Chemin de terre, Parc National de Namub-Naukluft, Namibie ©Getty - © Marco Bottigelli
Chemin de terre, Parc National de Namub-Naukluft, Namibie ©Getty - © Marco Bottigelli
Chemin de terre, Parc National de Namub-Naukluft, Namibie ©Getty - © Marco Bottigelli
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Dans ces deux récits d’une poésie viscérale, Penda Diouf évoque son enfance, sa famille, et un voyage en Namibie où elle affronte ses démons.

Enfant, j’avais l’impression de venir de nulle part. De m’être déplacée comme un grain de sable aux prises avec le vent. D’avoir pris le bateau sans valise, l’avion sans passeport. D’avoir traversé le Sahel, le Sahara, la Méditerranée sans même me rendre compte des forces nécessaires pour que je puisse naître à Dijon. Vies déplacées et clandestines. « Anomalie là où personne ne m’attend ». Fruit de combats intimes, fragiles, inscrits dans la terre jaune de Dakar au Sénégal ou dans le vert des plantations de bananes de Dimbokro en Côte d’Ivoire.

Conseillère littéraire Caroline Ouazana
Réalisation : Sophie-Aude Picon
Prise de son, montage et mixage : Bastien Varigault
Assistante à la réalisation : Anissa Zidna

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Sutures est publié aux éditions Quartett.
Sutures est une commande d'écriture de la Cie Lumières d'août.

Suivie de
Pistes de Penda Diouf
Réalisation Sophie- Aude Picon
Conseillère littéraire Caroline Ouazana
Avec  Nanyadji  Ka-gara

En 2010, Penda Diouf a décidé de s’engager dans un road-trip en Namibie, sur les traces de l’unique athlète namibien à avoir remporté un titre olympique, Frankie Fredericks, qui la fascine depuis son adolescence. Au cœur de cette terre magnifique, des dunes de sable rouge, elle découvre une histoire sombre et méconnue, celle du premier génocide du XXe siècle, perpétré par les colonisateurs allemands à l’encontre des Hereros et des Namas. Penda Diouf exhume alors l’histoire de ces peuples martyrs, massacrés méthodiquement. Au fil de cette épopée intime et historique, portée par une poésie viscérale, elle affronte ses démons et ses rêves et panse ses cicatrices.
Ce texte fait suite à une commande d’écriture de la SACD dans le cadre du projet « Les intrépides » sur la thématique du courage.

Prise de son, montage mixage : Etienne Colin, Christian Lahondes
Assistante à la réalisation : Sophie Pierre

Penda Diouf est une autrice de théâtre et comédienne française et naturalisée sénégalaise, née en 1981. D’origine sénégalaise par son père, sérère et ivoirienne par sa mère, elle passe sa jeunesse dans des villes de province. Elle suit des études de Lettres modernes à Dijon puisobtient un DEA en études théâtrales à La Sorbonne. En 2007, son texte Poussière est sélectionné par le bureau des lecteurs de la Comédie-Française. Elle a travaillé à la MC93-Bobigny et a été secrétaire générale de l’association antiraciste Les Indivisibles. Sa pièce Le symbole fait l'ouverture du Festival des Francophonies. En 2017, elle participe à la 3ème saison des Intrépides, initiative de la SACD visant à promouvoir la diversité.

« J’écris essentiellement des personnages féminins « racisés ». Je pense n’écrire bien que les choses que je connais et maîtrise. Pour moi, l’art et l’écriture ne peuvent être déconnectés d’un environnement social, culturel, politique. De ce fait, les pièces sont souvent traversées par les questions de féminisme, de patriarcat, d’identité, d’oppression. En général, dans mes écrits, ce sont des femmes fortes qui vont chercher des ressources pour lutter contre un environnement pouvant être oppressant, anxiogène. » explique-t-elle à propos de son écriture.

Une coproduction France Culture et la MC 93 de Bobigny

Pistes est publié aux éditions Quartet

Suivie de

Un extrait de l’émission « L’expérience » de Aurélie Charon diffusée sur France culture le dimanche 28/06/2021 à 23h00, et consacrée à Penda Diouf, émission que vous pouvez retrouver dans sa totalité ici

Penda Diouf anime des ateliers d'écriture à la Maison des femmes de Saint-Denis, à la bibliothèque Elsa Triolet à Bobigny et dans des lycées à Pantin, Drancy et Bobigny. Dans le cadre du projet "La beauté du geste" et durant sa résidence d'artiste à la MC93, elle recueille ces récits post-confinement des habitants de Seine Saint-Denis. Comment vivre confinés dans des appartements trop petits ? Quels échos aux mobilisations contre les violences policières ? Une enquête intime et politique menée par Penda Diouf dans son département de confinement.

Une Expérience signée Penda Diouf, réalisée par Doria Zenine

Ce documentaire a été enregistré pendant la résidence de Penda Diouf à la MC93 à Bobigny, dans le cadre du projet La beauté du geste. Le projet était d’écouter et d'écrire la parole de jeunes en Seine Saint-Denis, en lien avec leur expérience du confinement. C’était aussi pour Penda Diouf, l'occasion d’évoquer son attachement au département où elle a vécu 13 ans et débuté sa vie professionnelle.

Au fil de ce documentaire à la première personne, Penda Diouf raconte sa vie en Seine-Saint-Denis, partage des souvenirs, recueille des témoignages et donne à entendre ce qui s’écrit durant les ateliers.

Ce sont des sillons questionnant la circulation, les déplacements et de la respiration qu'elle aborde comme une enquête intime et politique dans ce département. Ces textes évoquent pêle-mêle le rapport à la police, l’architecture urbaine, les mobilisations contre les violences policières, le rapport à l’art et à la créativité ainsi que le lieu singulier de la Maison des femmes.

"Pendant cette pandémie, nous avons appris. On a appris à nos dépens la valeur des espaces, leur nécessité. On a dû séparer le personnel du professionnel, l'intime du familial, le nécessaire de l'utile. On a échoué à le faire. On a dû apprendre à quel point nos optionnels étaient vitaux, combien il est dur de ne pas avoir le choix. La pandémie nous a réduit à notre condition humaine, forçant notre égalité face à l'énormité de la situation. La pandémie nous a appris la valeur de nos acquis et nous a forcé à comprendre les moins bien lotis. Elle a changé notre regard sur les distances en nous interdisant de nous rapprocher. On a appris notre interdépendance, notre non résilience psychique, économique et sociale. On a appris que nos échelles de valeurs étaient fausses. On a appris à chercher du sens." Penda Diouf

Prise de son : Eric Audra, Frederic Cayrou et Yann Fressy
Mixage : Philippe Merscher
Réalisation : **Doria Zenine
**Une création sonore de Penda Diouf

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