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Chaque soir, Christine Lecerf propose à ses invités d’ouvrir leur correspondance préférée et à Marielle Macé d'en lire une lettre. **Les lettres d’un écrivain ou d’un artiste recèlent toujours bien des secrets. Elles éclairent sous un jour inédit celui qui les a rédigées. Elles dévoilent celui à qui elles sont adressées. Elles démasquent aussi celui qui les lit pour entrer « en correspondance ». **

Aujourd'hui :
**Les Mozart père et fils s’écrivent leur roman familial **

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Salzburg, 1760. Le petit Wolfgang n’a pas encore cinq ans. Il apprend sans se lassera devenir Mozart. Aucune contrainte ne lui pèse, aucune règle ne l’entrave. C’est à Leopold Mozart, son père et seul maître, qu’il doit cette admirable docilité. Père et fils s’écriront ensuite longuement et sur tous les tons.

Emu par l’infinie tendresse qui domine cette correspondance, André Tubeuf en interprète pour nous quelques morceaux choisis au rythme qui s’impose : andante cantabile.

André Tubeuf a publié Mozart : chemins et chants (Actes Sud Classica, 2005)

et

**Gemma Salem avoue sa passion à l’écrivain Thomas Bernhard **

Salzburg, 1950. Thomas Bernhard n’a pas encore vingt ans. Seul, pauvre et malade, il hante les rues de cette ville ravagée par la guerre et le national-socialisme avec la pensée d’en finir avec tout. Mais à l’instant décisif, celui qui sauve, il entend les petites notes, le clavecin, Mozart.

Pour Thomas Bernhard, la française Gemma Salem a tout abandonné : son pays, sa famille, ses propres écrits. Pour nous, elle revient sur ce moment décisif d’une lettre rédigée à l’ermite autrichien.

Gemma Salem a publié Lettre à l’Hermite autrichien (La Table ronde, 1989) et Thomas Bernhard et les siens (La Table ronde,1993)

Marielle Macé a publié Façons de lire, manières d’être (Gallimard essais, 2011)

Références