Femme tenant un ballon "I love you"
Femme tenant un ballon "I love you" ©AFP - FILIPPO MONTEFORTE / AFP
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Femme tenant un ballon "I love you" ©AFP - FILIPPO MONTEFORTE / AFP
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En ce qui concerne les enseignes, les pubs ou encore les mots que nous utilisons chaque jour... il y a de loin un pôle dominant qui fascine et façonne notre langage, notre manière de parler : l'anglo-américain sous le nom de "globish" irrigue à présent les cerveaux du globe entier.

Et le français s'en ressent un peu plus que les autres, dans la mesure où notre langue, avait atteint, certains disent depuis le XIIIe siècle au moment des croisades, une certaine universalité vantée par Rivarol et Voltaire. Et peut-être que cette prétention ou cette assurance l'ont fait un peu s'endormir sur ses lauriers. En tout cas, quand on évoque les questions de langues, on ne caresse pas l'épiderme d'une civilisation, on touche à ce qu'elle a de plus intime.

Faut-il s’inquiéter pour l'avenir de la langue ?

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Oui et non, cela dépend du péril. Quel est le vrai péril en la demeure ? Les linguistes québécois et les spécialistes linguistes de cette belle province ont l'habitude de distinguer le statut d'une langue et son corps. Le statut c'est son emploi, sa représentation, sa fonction sociale. Et son corps, c'est telle qu'elle est, les mots, le lexique, les anglicismes. Ce sont deux questions différentes. Bernard Cerquiglini

Ce n'est pas parce qu'une langue a 10%, 20%, 30%, 90% d'emprunts, qu'elle va basculer, qu'elle va disparaître. Bernard Cerquiglini