Chicago ©Getty - Steve Whiston - Fallen Log Photography
Chicago ©Getty - Steve Whiston - Fallen Log Photography
Chicago ©Getty - Steve Whiston - Fallen Log Photography
Publicité
Résumé

Géographie à la carte est aujourd’hui consacrée à l’épopée, au déclin et à la possible renaissance du train aux Etats-Unis d’Amérique.

avec :

Charlotte Ruggeri (Géographe, chercheuse associée au Laboratoire Ville Mobilité Transport et à l’université Gustave Eiffel).

En savoir plus

La carte du territoire

"Sur la carte des Etats-Unis, la différence entre un réseau ferroviaire très lacunaire, et à l’inverse, un réseau autoroutier très dense, est très frappante visuellement. Et cette différence s’explique par des choix essentiellement politiques, entre un mode de transport qui a été fortement soutenu par des aides de l’Etat (la route et l’autoroute) et un autre, qui a été abandonné et qu’on tente de sauver de manière un peu chronique, mais difficilement, depuis des décennies (le transport ferroviaire)."

Carte du réseau ferroviaire américain
Carte du réseau ferroviaire américain
- U.S. Department of Transportation
Carte du réseau autoroutier américain
Carte du réseau autoroutier américain
- U.S. Department of Transportation

Si l’on associe l’Amérique à la voiture, les trains et les chemins de fer ont considérablement modelé et transformé le pays et le paysage social aux Etats-Unis, et une partie essentielle des innovations dont a bénéficié le transport ferroviaire ont vu le jour sur le continent américain, ce qui fait dire à l’historien du ferroviaire Christian Wolmar, que "la férocité avec laquelle les Américains se sont tournés contre les trains peut uniquement s’expliquer par la profondeur de leur histoire d’amour initiale pour eux ". Le réseau ferroviaire aux-Etats-Unis est l’un des plus vastes du monde avec tout de même 220 000 km de voies, parcouru de trains aux noms romantiques comme l’Empire Builder, le California Zephyr ou le Sunset Limited… Or beaucoup d’américains aujourd’hui considèrent les voyages en train comme l’apanage des retraités ou des phobiques de l’avion, et la SNCF américaine, l’Amtrak, semble mal-aimée par la population : il paraît loin encore le moment où de véritables TGV circuleront à 350 km/h comme au Japon, en Chine ou en Europe…

Publicité

Pourquoi ?  C’est ce que nous allons tenter de raconter ce soir avec la géographe Charlotte Ruggeri, chercheuse associée à l’université Gustave Eiffel et co-fondatrice de la revue Urbanités. Elle a soutenu une thèse de doctorat sur la grande vitesse ferroviaire en Californie et s'intéresse aux controverses que suscitent la constructions de lignes de chemin de fer au pays des pick-up.

Articles de Charlotte Ruggeri :

Repenser la politique ferroviaire aux États-Unis : des projets à plus ou moins grande vitesse, sur le site Géoconfluences

Les Villes américaines/ La gare de Washington D. C. : une gare au cœur du pouvoir, sur le site Urbanités

Un train au pays des pick-ups : controverses et conflits autour du projet de grande vitesse ferroviaire en Californie , sur le site OpenEdition

Rendez-vous également sur twitter @Mgarrigou pour connaître dès le mardi la carte de la semaine.

Références

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration