A Niamey, tableau peint pour l’ONG nigérienne JMED, qui lutte contre la pauvreté pour retenir les jeunes qui veulent partir.
A Niamey, tableau peint pour l’ONG nigérienne JMED, qui lutte contre la pauvreté pour retenir les jeunes qui veulent partir.
A Niamey, tableau peint pour l’ONG nigérienne JMED, qui lutte contre la pauvreté pour retenir les jeunes qui veulent partir.  - Catherine Guilyardi - De facto 2019
A Niamey, tableau peint pour l’ONG nigérienne JMED, qui lutte contre la pauvreté pour retenir les jeunes qui veulent partir. - Catherine Guilyardi - De facto 2019
A Niamey, tableau peint pour l’ONG nigérienne JMED, qui lutte contre la pauvreté pour retenir les jeunes qui veulent partir. - Catherine Guilyardi - De facto 2019
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Résumé

La France a adhéré en 2017 à l’Emergency Transit Mechanism, programme humanitaire exceptionnel permettant à des réfugiés évacués d’urgence de Libye (reconnus "particulièrement vulnérables") d’être pris en charge dès le Niger, et réinstallés dans des pays sûrs. Comment cela passe-t-il aujourd'hui ?

avec :

François Héran (Sociologue et professeur au collège de France).

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De nouveaux naufrages cette semaine au large de la Libye nous rappellent à quel point est éprouvant et risqué le périple de ceux qui tentent de rejoindre l’Europe après avoir fui leur pays. Partagée entre des élans contradictoires, compassion et peur de l’invasion, les pays de l’Union européenne ont durci leur politique migratoire, tout en assurant garantir le droit d’asile aux réfugiés. C’est ainsi que la France a adhéré à l’Emergency Transit Mechanism (ETM), imaginé par le HCR fin 2017, avec une étape de transit au Niger.

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) réinstalle chaque années des réfugiés présents dans ses camps (Liban, Jordanie, Tchad ou encore Niger) dans des pays dits ‘sûrs’ (en Europe et Amérique du Nord). La réinstallation est un dispositif classique du HCR pour des réfugiés "particulièrement vulnérables" qui, au vu de la situation dans leur pays, ne pourront pas y retourner.

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Au Niger, où se rend ce Grand Reportage, cette procédure est accompagnée d’un dispositif d’évacuation d’urgence des prisons de Libye. L’Emergency Transit Mechanism (ETM) a été imaginé par le HCR fin 2017, avec une étape de transit au Niger. Nouvelle frontière de l'Europe, pour certains, le pays participe à la sélection entre migrants et réfugiés, les migrants étant plutôt ‘retournés’ chez eux par l’Organisation Internationale des Migrants (OIM).

Sur 660 000 migrants et 50 000 réfugiés (placés sous mandat HCR) présents en Libye, 6 600 personnes devraient bénéficier du programme ETM sur deux ans. 

La France s’est engagée à accueillir 10 000 réinstallés entre septembre 2017 et septembre 2019. 7 000 Syriens ont déjà été accueillis dans des communes qui se portent volontaires. 3 000 Subsahariens, dont une majorité évacués de Libye, devraient être réinstallés d'ici le mois de décembre.

Construction du camp du HCR à Hamdallaye, près de la capitale nigérienne, en avril 2019.
Construction du camp du HCR à Hamdallaye, près de la capitale nigérienne, en avril 2019.
© Radio France - Catherine Guilyardi pour De facto

En Dordogne, où se rend ce Grand Reportage, des communes rurales ont fait le choix d’accueillir ces réfugiés souvent abîmés par les violences qu’ils ont subis. Accompagnés pendant un an par des associations mandatées par l’Etat, les réfugiés sont ensuite pris en charge par les services sociaux locaux, mais le rôle des bénévoles reste central dans leur installation en France. 

Comment tout cela se passe-t-il concrètement ? Quel est le profil des heureux élus ? Et quelle réalité les attend ? L’accompagnement correspond-il à leurs besoins ? Et parviennent-ils à s’intégrer dans ces villages français ? 

Reportage au Niger et en Dordogne de Catherine Guilyardi, qui a réalisé cette enquête pour la revue De facto de l’Institut Convergences Migrations, en partenariat avec France Culture. Notre invité : François Héran, sociologue, anthropologue et démographe. Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire "Migrations et sociétés", directeur de l’Institut Convergences Migrations.

A lire aussi :

- Les enjeux de la protection au Niger. Les nouvelles impasses politiques du « transit » ? Par Florence Boyer et Pascaline Chappart. Dans "Mouvements", 30 juin 2018

- Routes et pauses des parcours migratoires: Afrique-Amérique, Mexico, par F. Boyer, F. Lestage et M.-D. París Pombo, Cahiers du CEMCA, Série Anthropologie n°3, 2018.

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