Mussolini, pendant sa promenade quotidienne à cheval, dans les parcs de Rome.
Mussolini, pendant sa promenade quotidienne à cheval, dans les parcs de Rome.
Mussolini, pendant sa promenade quotidienne à cheval, dans les parcs de Rome.  ©Getty
Mussolini, pendant sa promenade quotidienne à cheval, dans les parcs de Rome. ©Getty
Mussolini, pendant sa promenade quotidienne à cheval, dans les parcs de Rome. ©Getty
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Résumé

Après la Marche sur Rome en octobre 1922, Mussolini est nommé Président du Conseil par le roi Victor Emmanuel III. Il met en place une "dictature légale", aidé par ses squadre fascistes.

avec :

Antonio Scurati (Professeur de littérature comparée et d’écriture créative), Frédéric Le Moal (Enseignant au lycée militaire de Saint-Cyr et à l'Institut Albert le Grand.), Mauro Canali (Historien, écrivain, professeur à l'Université de Camerino), Philippe Foro, Ruth Ben-Ghiat (Historienne, professeure à New York University), Patrizia Dogliani (Historienne , professeure à l'Université de Bologne), Marie-Anne Matard-Bonucci (professeure d’histoire contemporaine à l’université Paris 8), Sergio Luzzatto (Historien).

En savoir plus

En 1922, Mussolini est élu pour la première fois au Parlement dans les Blocs Nationaux. Le programme de San Sepolcro est rédigé le jour de la fondation du mouvement des Faisceaux italiens de combat. 

Le vrai Mussolini, celui des origines, est un homme qui n'a aucune conviction ; non seulement il n'a pas de principes moraux, mais il n'a même pas de principes politiques, pas d'idéaux, car ceux qu'il diffuse sont de la propagande. Il n'a aucune idée et aucune loyauté. Il est prêt à trahir tout le monde, et il le fait, en commençant par se trahir lui-même. (Antonio Scurati) 

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Mussolini crée un homme nouveau fasciste : c'est l'âge du microphone, qui permet une nouvelle théâtralité du corps et de la voix. La mise en scène du dictateur exploite le mythe de la virilité, de la masculinité, du guerrier magnétique et charismatique. Comme l'explique Marie-Anne Matard-Bonucci, "il faut créer un idéal d'Italien fasciste, avec des vertus héritées de la culture de guerre, de la Première Guerre mondiale, c'est-dire guerrier, viril (...)". 

Le sport crée du consensus, non seulement autour de l'activité sportive mais aussi autour du régime. (Patrizia Dogliani) 

Mussolini fait du ski. La propagande fasciste s'appuie sur le mythe de la virilité.
Mussolini fait du ski. La propagande fasciste s'appuie sur le mythe de la virilité.
© Getty

L'assassinat du député socialiste Giacomo Matteotti en 1924, après son enlèvement par un commando fasciste, marque un tournant : Mussolini craint de perdre le pouvoir et est dépassé par la violence au sein de son propre parti. La crise est surmontée, Mussolini n'est pas destitué, mais il a révélé aux yeux du monde la vérité du régime en place.

Il est certain que le moment de l'assassinat brutal de Giacomo Matteotti et la dévastation que les assassins font de son corps est un moment de vérité pour le pays, pour l'Italie enfin appelée à se prononcer sur le fascisme, c'est-à-dire sur le choix de préférer le fascisme malgré tous ses maux à une alternative politique – le choix, en quelque sorte, d’accepter le fascisme comme un moindre mal. (Antonio Scurati) 

À partir de 1925, c'est le tournant de la rigueur. La dictature se renforce avec l’adoption des lois fascistissimes, marquées par une restriction des libertés, la mise en place d'un système répressif, et la création de l’OVRA (Organisation de Vigilance et de Répression de l’Antifascisme). Le réseau d'espionnage particulièrement performant empêche toute forme d’opposition, en veillant à ce qu'aucun parti ne puisse se reconstruire, notamment le parti communiste. Les opposants politiques potentiellement dangereux pour le régime sont envoyés en confinement sur une île ou loin de chez eux. 

Les opposants au fascisme sont surveillés, l'élite du régime est espionnée par l’OVRA, Bocchini, le chef de la police, devient l'homme le plus puissant du pays après Mussolini. (Mauro Canali) 

Une série documentaire de Simonetta Greggio, réalisée par Julie Beressi. 

Avec les comédiens Gianfranco Poddighe, qui incarne Benito Mussolini, Frédéric Bocquet, Romain Lemire et Sonia Masson.