Carte de la Martinique colonisée du XVIIIe siécle, conçue par Matthieu Setter.
Carte de la Martinique colonisée du XVIIIe siécle, conçue par Matthieu Setter. ©Getty - DEA / G. DAGLI ORTI
Carte de la Martinique colonisée du XVIIIe siécle, conçue par Matthieu Setter. ©Getty - DEA / G. DAGLI ORTI
Carte de la Martinique colonisée du XVIIIe siécle, conçue par Matthieu Setter. ©Getty - DEA / G. DAGLI ORTI
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Frantz Fanon a fait de son pays natal, la Martinique, son premier champ d’exploration de l’aliénation des peuples colonisés et des colonisateurs. S’il est oublié après son départ, les premiers mouvements nationalistes convoquent ses écrits pour penser la place des Antilles françaises.

Le problème avec Frantz Fanon ce sont les multiples mythes qui surgissent à son évocation : le psychanalyste, qu’il n’était pas, l’élève d’Aimé Césaire, pas plus, le virulent défenseur d’une violence politique vengeresse, pas tout à fait. Alors commençons par le début : Fanon est français, originaire de la Martinique avant de se revendiquer algérien. Sur cette île des vieilles colonies françaises, il engouffre des bibliothèques, écrase ses adversaires du dimanche sur les terrains de foot avec ses frères, quand il ne trépigne pas d’impatience dans les classes du lycée Schoelcher. 

La Martinique, un territoire devenu lointain mais resté si proche dans son analyse du monde colonial. C’est là, son premier terrain d’observation pour comprendre les ressorts psychologiques de la domination coloniale et pour parvenir à la renverser. Frantz Fanon a fait du pays de son enfance, son premier champ d’exploration de l’aliénation des sociétés coloniales. S’il est oublié après son départ, les premiers mouvements nationalistes le convoquent pour mettre en question la place des Antilles, toujours françaises, dans leurs relations avec la métropole, et ce, jusqu’à nos jours.

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Avec : Gilbert Pago, France Lyne Fanon, André Lucrèce, Elisabeth Landy, Camille Maudueche, Myriam Cottias, Alex Ferdinand, Victor Permal, Daniel Boukman, Mireille Fanon Mendès-France, Victor Permal, 

Merci à : Laurence de Cock, Guillaume Robillard, Pascale Iltis, Yves Juston, , Stéphanie Juston, Gwa gwa, Philippe Pierre Charles, Aimé Charles Nicolas, Ary Gordien et Natacha de la Simone. 

Lectures : Gaël Faye, Daniel Kenigsberg 

Prise de son : Alexandre Abergel, Bernard Laniel

Archives Ina

L'équipe

Anaïs Kien
Anaïs Kien
Anaïs Kien
Production
Séverine Cassar
Réalisation