France Culture
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@ Camille Waldschmidt, Radio France
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Joséphine Baker enfant, à l'âge de 2 ans, dans le Missouri aux Etats-Unis
Joséphine Baker enfant, à l'âge de 2 ans, dans le Missouri aux Etats-Unis
Joséphine Baker a grandi dans une famille pauvre du Missouri. Autodidacte, elle a appris à danser dans la rue. Pour comprendre d’où vient celle qui deviendra une star, il faut revenir là où elle née le 3 juin 1906, à Saint-Louis, berceau du ségrégationnisme américain et des violences raciales.
58 min
Joséphine Baker, au Théâtre Nelson à Berlin en 1926, lors sa tournée européenne
Joséphine Baker, au Théâtre Nelson à Berlin en 1926, lors sa tournée européenne
Après une traversée qui va changer le cours de sa vie, Joséphine Baker arrive en France en 1925. Elle intègre aussitôt la Revue nègre qui fait salle comble tous les soirs. Celle qui s'amuse avec les clichés raciaux fascine. Et invente, au-delà d'une danse acrobatique et provocatrice, un personnage.
58 min
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Joséphine Baker devient espionne, résistante et s'engage dans les forces aériennes françaises libres dès 1940
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Joséphine Baker devient espionne, résistante et s'engage dans les forces aériennes françaises libres dès 1940
Dès le déclenchement de la guerre en 1939, Joséphine Baker se met au service de la France. Marraine de soldats, résistante, espionne, honorable correspondante … Son statut d'artiste est la meilleure couverture qui soit. Elle répond désormais au nom de "sous-lieutenant Baker".
58 min
Joséphine Baker (à gauche) et ses enfants, dans le Château des Milandes, en Dordogne, le 10 juin 1964
Joséphine Baker (à gauche) et ses enfants, dans le Château des Milandes, en Dordogne, le 10 juin 1964
Après guerre, Joséphine Baker ne désire qu’une chose : fonder une immense famille. En quelques années, elle adopte 12 enfants de nationalité différente qu’elle élève dans son château des Milandes en Dordogne. Une vie harmonieuse, avec sa tribu, envers et contre tout… jusqu'à l'arrivée des huissiers
58 min
Joséphine Baker, sur scène, à Versailles en 1973, deux avant sa mort en 1975
Joséphine Baker, sur scène, à Versailles en 1973, deux avant sa mort en 1975
Après 1964, Joséphine Baker perd le château des Milandes, et sa tribu se craquèle … Elle remonte sur scène en 1975, pour un dernier tour de chant à guichet fermé, émouvant et triomphal. En France comme aux Etats-Unis, ses combats contre le racisme et pour l’égalité sont plus que jamais d'actualité.
58 min

À propos du podcast

@ Camille Waldschmidt, Radio France
@ Camille Waldschmidt, Radio France

du 8 au 12 août de 9h à 10h, multidiffusion à 21h sur France Culture

Freda Joséphine MacDonald, alias Joséphine Baker, n’eut de cesse, toute sa vie durant, de démontrer que le racisme n’était qu’une invention de l’homme. Artiste totale, elle est devenue, en 2021, la première femme noire à entrer au Panthéon. Grande traversée d'une vie aux multiples destins.

Freda Joséphine MacDonald est née noire et pauvre en 1906 à Saint-Louis dans le Missouri, dans un pays qui avait décidé d’abolir l’esclavage pour instituer à la place la ségrégation. Celle qui, toute son enfance, a eu froid s’est mise à danser pour se réchauffer. Mariée à 13 ans, remariée à 15, elle monte à 19 ans sur un paquebot pour "respirer". Destination : la France.

Dès 1926, celle que l'on appelle désormais Joséphine Baker devient une star qui balade son guépard (sa guéparde plutôt) en laisse dans les rues de Paris. Résistante pendant la guerre, elle s’installe au château des Milandes, en Dordogne, pour y faire grandir douze enfants "de couleur, nationalité et religion différentes". Des enfants qu'elle baptise sa "tribu arc-en-ciel" et que la star de music hall a adopté - avec son mari Jo Bouillon - afin de prouver au monde que le racisme est une invention de l’homme, et qu’il est possible de vivre ensemble.

Une Grande Traversée signée Mathieu Palain, et Julien Oheix, réalisée par Thomas Dutter.

Prise de son, Jean-Baptiste Etchepareborde, Ludovic Augé et Romain Lenoir. Mixage : Manuel Couturier. Traduction : Nicolas Champeaux. Documentaliste INA : Haude Vassent. Coordination : Christine Bernard.

Mathieu Palain est journaliste, auteur de la série Des hommes violents sur France Culture et du livre Ne t’arrête pas de courir (2021), paru aux éditions Iconoclastes, et lauréat du Prix Roman des étudiants France Culture – Télérama 2022.

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