France Culture
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@ Camille Waldschmidt, Radio France
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La maison Farley Farm dans le Sussex en Angleterre, dans laquelle ont vécu Lee Miller et Roland Penrose. C'est aujourd'hui un musée et un lieu d'archives
La maison Farley Farm dans le Sussex en Angleterre, dans laquelle ont vécu Lee Miller et Roland Penrose. C'est aujourd'hui un musée et un lieu d'archives
À Farley Farm House, dans le Sussex en Angleterre, Lee Miller et son mari Roland Penrose ont créé un refuge bouillonnant où se croisaient les artistes du monde entier. Leur fils, Antony Penrose, nous ouvre les portes de ce lieu rempli de souvenirs, dans lequel Lee Miller a déposé ses secrets.
58 min
Lee Miller et le critique britannique Frederick Laws, lors d'une performance écrite par Picasso, au Rudolf Steiner Hall à Londres, en mars 1950
Lee Miller et le critique britannique Frederick Laws, lors d'une performance écrite par Picasso, au Rudolf Steiner Hall à Londres, en mars 1950
En 1929, la jeune Américaine Lee Miller s’exile à Paris pour apprendre la photo auprès de Man Ray et rejoint le mouvement surréaliste. Elle inspire, s'enivre des fêtes parisiennes, devient une photographe indépendante, aux amours libres. Mais le compte à rebours de la guerre est lancé.
58 min
Lee Miller pendant la Seconde guerre mondiale
Lee Miller pendant la Seconde guerre mondiale
À l’annonce de la guerre, Lee Miller devient photographe de guerre pour le magazine Vogue, auprès de l’armée américaine. Avec son Rolleiflex, elle témoigne du front, la libération, et la découverte des camps. Ses mots disaient tout. Elle est l'une des premières photographes à entrer dans Buchenwald.
58 min
Dans la prison de Buchenwald, où Lee Miller a photographié et documenté l'horreur de la Seconde Guerre mondiale
Dans la prison de Buchenwald, où Lee Miller a photographié et documenté l'horreur de la Seconde Guerre mondiale
En avril 1945, Lee Miller fait partie des premiers photographes à entrer dans les camps. Elle découvre l’horreur insoutenable. Holm Kirsten, l’historien de Buchenwald, nous aide à reconstituer ce moment charnière, qui restera pour Lee Miller une blessure de l’âme qui ne s'est jamais effacée.
58 min
Autoportrait avec un bandeau, Lee Miller Studios, Inc., New York, USA, en 1932 par Lee Miller
Autoportrait avec un bandeau, Lee Miller Studios, Inc., New York, USA, en 1932 par Lee Miller
Comment Lee Miller a-t-elle pu faire silence sur ce qu’elle a traversé ? Comment, alors même que son travail avait été publié, l’Histoire a-t-elle failli l’oublier ? Il a fallu que son fils se transforme en archiviste, et qu’il retourne aux origines américaines, là où se trouve la pièce manquante.
58 min

À propos du podcast

@ Camille Waldschmidt, Radio France
@ Camille Waldschmidt, Radio France

du 25 au 29 juillet de 9h à 10h, multidiffusion à 21h sur France Culture

Lee Miller a été sur tous les fronts, et de toutes les batailles. Elle est la liberté et la douleur. Artiste du surréalisme, reporter de guerre, Lee Miller est un puzzle, teinté en clair obscur que cette Grande Traversée tente de recomposer et de déchiffrer en cinq épisodes documentaires.

Lee Miller nous a laissé des images. Elle a été des deux côtés de l’objectif : modèle et photographe. Elle est allée sur les deux versants de l’humanité : l’art et les charniers. Elle été une femme des années 1930, artiste surréaliste aux côtés de Man Ray, Picasso, Paul Eluard.

Puis elle a été une femme des années 1940, reporter de guerre dans le sillage de l’armée américaine, découvrant Buchenwald et Dachau. Elle a laissé des preuves, et des mots derrière elle. Des histoires d’amour et de sexe, aussi. Elle est la liberté. Elle est la douleur. Lee Miller est un puzzle. Et c’est son fils, Anthony Penrose, qui l’a reconstitué après sa mort en 1977. Elle ne lui avait rien raconté de son histoire.

Lee Miller avait choisi le silence par dessus les traumatismes. Elle laissait moisir ses photos et ses textes dans des boites au grenier, préférant la cuisine aux souvenirs. Nous avons marché avec son fils. Nous sommes allés sur certains lieux de ses photos. Nous avons refait le puzzle d’une vie, d’un engagement, d’une femme rare qui a frôlé l’oubli.

Une Grande Traversée en cinq épisodes, signée Judith Perrignon, et réalisée par Gaël Gillon.
Prise de son : Andreas Jaffré. Mixage : Guillaume Ledu. Traductions : Jeanne Guérout et Céleste Karlin. Coordination : Christine Bernard.

Judith Perrignon est journaliste et romancière. Elle a signé plusieurs Grandes Traversées pour France Culture, notamment une sur Margaret Thatcher qui a fait l’objet d’une publication : Le jour où le monde a tourné (Grasset, 2022) et une sur Mohamed Ali qui a aussi fait l’objet d’une parution : L’insoumis (Grasset, 2019).

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