Pendant la Seconde Guerre mondiale, Joséphine Baker devient espionne, résistante et s'engage dans les forces aériennes françaises libres dès 1940 ©Getty - Hulton Archive / Getty Images
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Joséphine Baker devient espionne, résistante et s'engage dans les forces aériennes françaises libres dès 1940 ©Getty - Hulton Archive / Getty Images
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Joséphine Baker devient espionne, résistante et s'engage dans les forces aériennes françaises libres dès 1940 ©Getty - Hulton Archive / Getty Images
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Résumé

Dès le déclenchement de la guerre en 1939, Joséphine Baker se met au service de la France. Marraine de soldats, résistante, espionne, honorable correspondante … Son statut d'artiste est la meilleure couverture qui soit. Elle répond désormais au nom de "sous-lieutenant Baker".

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Dès 1933, Adolf Hitler fonde sa politique sur une théorie qui consiste à placer le type aryen au sommet de la pyramide des races et à persécuter ceux qu’il considère comme inférieurs : juifs et Noirs, mais aussi handicapés, homosexuels...

Joséphine Baker comprend immédiatement le racisme qui sous-tend toute l'idéologie nazie. Celle qui a épousé en 1937 un industriel juif, Jean Lévy - dont elle se séparera très vite - et qui n’a jamais oublié qu’elle avait la peau noire, saisit très vite le danger qui menace l'Europe. Alors qu'elle effectue une tournée en Autriche et en Allemagne à la fin des années 1930, l'artiste lit les tracts de propagande qui la représentent en diablesse, et reconnaît cette même haine raciale qu’elle pensait avoir laissée aux Etats-Unis.

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Le soldat Baker

Joséphine Baker sur scène, en mai 1940, chante pour les troupes britanniques, à l'hôtel Moderne à Paris
Joséphine Baker sur scène, en mai 1940, chante pour les troupes britanniques, à l'hôtel Moderne à Paris
© Getty - Fox Photos/Hulton Archive/Getty Images

Dès le déclenchement de la guerre en 1939, Joséphine se met au service de la France. Dans un pays en guerre, le plaisir qu'elle éprouve à être sur la scène des cabarets n’est plus le même. Dès le mois de septembre 1939, elle se consacre avec plus d'énergie à ses bonnes œuvres. La presse s’empare de chacun de ses gestes. Elle est devenue la marraine de beaucoup de soldats. Elle monte un spectacle avec Maurice Chevalier, Paris London, et va partir avec lui en tournée et chanter pour les soldats.

Grande admiratrice du général de Gaulle, Joséphine entre dans la Résistance après la défaite de l'armée française en juin 1940. Estimant avoir une dette envers la France qui l'a si bien accueillie, elle devient, avec l’aide du commandant Jacques Abtey, espionne pour le 2ème Bureau. Finis la ceinture de bananes, le champagne et la brillantine, Joséphine se considère à présent comme un soldat qui doit risquer sa vie pour ce pays qui lui a tout donné. Elle traverse les frontières avec des informations stratégiques à transmettre en Angleterre, monte des spectacles dont les recettes participent de l’effort de guerre, et répond désormais au nom de "sous-lieutenant Baker".

Troisième épisode avec :

  • Hanna Diamond, historienne de la Seconde Guerre Mondiale
  • Catherine Langevin et Françoise Firmin, membres de l’association historique du Vésinet
  • Marion Soutet, historienne, et conservatrice du patrimoine au service historique de la Défense
  • Voix de Joséphine Baker : Lila Tamazit
  • Lecture : Thierry Beauchamp

Bibliographie indicative

Une Grande Traversée signée Mathieu Palain, avec l'aide de Julien Oheix, et réalisée par Thomas Dutter.

Prise de son : Jean-Baptiste Etchepareborde, Ludovic Augé et Romain Lenoir. Mixage : Manuel Couturier. Traduction : Nicolas Champeaux. Documentaliste INA : Haude Vassent. Coordination : Christine Bernard.

Références

L'équipe

Mathieu Palain
Mathieu Palain
Mathieu Palain
Production
Julien Oheix
Production déléguée
Thomas Dutter
Réalisation
Christine Bernard
Christine Bernard
Christine Bernard
Coordination