Annie Ernaux en 2008. ©AFP - Ulf Andersen / Aurimages
Annie Ernaux en 2008. ©AFP - Ulf Andersen / Aurimages
Annie Ernaux en 2008. ©AFP - Ulf Andersen / Aurimages
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Résumé

Dernier des trois entretiens de Laure Adler avec l'écrivaine Annie Ernaux : une émission autour du rapport au temps.

avec :

Annie Ernaux (écrivaine).

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Etre "un écrivain public" ne lui déplairait pas. "Cela signifierait que j'écris des choses que d'autres n'écrivent pas, mais ressentent".  Pourtant, Annie Ernaux se méfie du statut d'écrivain. "C'est se statufier, quelque part". Elle préfère le terme de "médium" . Son écriture est une lutte contre "la disparition" . "Pour moi, c'est la grande justification de l'écriture"

Annie Ernaux "s'immerge" dans ce qu'elle écrit. La musique tient une grande place. "A chaque fois que j'écris un livre, des chansons m'accompagnent", des films aussi : "La Strada" de Fellini au moment de l'écriture de "La Place", par exemple. Elle nous parle de son livre sur sa sœur, morte avant sa naissance : "L'autre fille". Un texte qu'elle n'avait "pas prévu d'écrire" , et qui l'a convaincue du "miracle" de sa propre survie. Annie Ernaux évoque le cancer qu'elle a eu, qu'elle n'a pu décrire qu'à travers "l'amour", car "la mort ne pouvait pas me voler ces instants-là". Ainsi dans "L'usage de la photo", elle interroge le lien entre la photo, l'amour et la mort. 

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Elle revient sur son processus d'écriture, sur son combat pour les femmes, sur ses passions, sur la solitude…Elle n'a plus peur de vieillir. "__Je pense que c'est une chance de vieillir. C'est une accumulation d'expériences, de mémoires". Mais sans l'écriture, il n'y aurait pas "autant de mémoire"

Références

L'équipe

Laure Adler
Production
Elodie Royer
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration