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Laure Adler s'entretient avec Dan O'Brien. Ecrivain, éleveur de bisons, fauconnier... L'Américain raconte sa vie dans les Grandes Plaines américaines, et évoque son amour de la nature dans tous ses ouvrages dont son dernier roman "Wild Idea". Rencontre avec un écrivain soucieux des conséquences du changement climatique sur les paysages et la faune.

Dan O'Brien
Dan O'Brien
© Radio France - Corinne Amar

Enfant, Dan O’Brien vivait dans le Midwest. D’abord attiré par les oiseaux, il avait des pigeons dont il s’occupait attentivement. Ce Midwest de son adolescence, il l’évoque par la nature : « il y avait une industrie lourde, l’automobile, les aciéries, les pneus… Quand j’ai eu dix huit ans, je me suis aperçu que l’eau était polluée, on ne pouvait plus nager dans les lacs qui étaient contaminés. »

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Devenu adulte, il essaye alors de retrouver cette nature sauvage épargnée par la main de l’homme, tout en concédant que « les choses se sont améliorées depuis les années soixante. » Il finit alors par s’installer dans les Grandes Plaines, « encore intactes » .

« J’ai toujours travaillé pour satisfaire mon respect et mon amour de la nature » , explique Dan O’Brien. Cette attention à la nature, il l’a portée dans tous ses métiers : « j’ai beaucoup travaillé dans le domaine du bâtiment, j’ai enseigné, j’ai travaillé comme biologiste… » Après avoir gagné assez d’argent, il achète une exploitation avec quelques vaches avant de s’intéresser aux bisons.

Il devient aussi éleveur de faucons, un oiseau qui le fascine : « Le faucon est une métaphore qui décrit ma vie. Le faucon est un animal libre qu’on ne peut pas apprivoiser complètement, il reste à moitié sauvage et je pense que c’est pareil pour l’être humain. »

Libre dans les Plaines, il se livre aussi bien à son activité intellectuelle qu’aux travaux physiques du ranch : « Le travail physique et le travail mental sont complémentaires et il me semble que quand je dois résoudre un problème dans mon écriture, je vais dehors et je me livre à une tâche physique. »

Tous les jours, il se lève toujours avant le soleil, pour écrire. « Je réfléchis beaucoup à la nature. Mon habitat dans les Grandes Plaines se prête à la pensée éthérée. Tout ce que j’écris est nimbé de cette tranquillité et de cette pensée. »

Références

L'équipe

Laure Adler
Production
Anne Kobylak
Réalisation
Didier Lagarde
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration
Elodie Royer
Collaboration