Dominique Gonzalez-Foerster
Dominique Gonzalez-Foerster
Dominique Gonzalez-Foerster ©Maxppp - Samuel Bernard
Dominique Gonzalez-Foerster ©Maxppp - Samuel Bernard
Dominique Gonzalez-Foerster ©Maxppp - Samuel Bernard
Publicité
Résumé

Artiste plasticienne et cinéaste, Dominique Gonzalez-Foerster explore, dans son oeuvre, les problématiques contemporaines du dérèglement climatique, de la perte d’identité, du déclin du genre; autant de mystères qu’elle interroge au moyen de divers médiums. Elle s'entretient avec Laure Adler.

avec :

Dominique Gonzalez-Foerster.

En savoir plus

On la surnomme DGF. « Je pense que déjà là, il y a un point de départ, même pour l’œuvre, en fait, puisque, dans une de mes toutes premières expositions, ce nom avec tant de lettres était présenté comme une œuvre. C’est une construction, c’est un abri, un vêtement, mais ce n’est pas forcément moi. ».

<em>"Je vois vraiment Bowie  à l’avant-garde"</em>

Eclectique, l’œuvre de Dominique Gonzalez-Foerster trouve son inspiration chez des artistes aussi variés qu’Alain Resnais, Bob Dylan ou encore David Bowie. Bowie « a toujours été une très grande inspiration pour moi dit-elle, ses différentes apparitions, ses personnages, son rapport aussi au futur, à l’anticipation, à l’espace, et puis au maquillage, aux costumes, à l’androgynie. (…) Je vois Bowie vraiment à l’avant-garde. Ce n’est pas pour rien si les transsexuels prennent le dessus sur les mannequins qui ont, je dirais, un genre plus établi. »

Publicité

<em>"moi je rêve d’un grand changement hormonal"</em>

Elle est également lectrice de Freud, Lacan ou encore de Winnicott, «DGF» use de ses références pour imaginer une science-fiction d’un genre nouveau : « Je pense que, (…) dans les prochaines décennies ou siècles, (…) on va avoir beaucoup de surprises sur la notion d’identité ». Totalement à contre-courant, elle révèle ses prophéties, « moi je rêve d’un grand changement hormonal qui amène tout le monde à pouvoir enfanter. (…) Pour complètement se débarrasser de toutes ces questions. Fini toutes ces questions, mais peut être aussi, fini certaines violences fini certaines frustrations et en avant pour autre chose ! Ca parait un peu loufoque ou un peu drôle, mais je pense que si une distribution d’hormones géantes pouvait modifier certaines pulsions et constitutions, on changerait peut être on changerait peut être le monde !»...

https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cLboMKK/rrXMkod