Dominique Valadié - Samuel Bernard
Dominique Valadié - Samuel Bernard
Dominique Valadié - Samuel Bernard
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Résumé

Ancienne pensionnaire de la Comédie Française, la comédienne et actrice Dominique Valadié enseigne aujourd’hui au Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Elle s’entretient avec Laure Adler.

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Dominique Valadié voulait être danseuse. « Ça m’a plu lorsque ma mère m’a inscrite au cours à l’Opéra de Nice. ». Elle y découvre une certaine discipline, « le goût de l’exercice et puis ensuite le rêve de voler de la ballerine, de s’envoler. Parce que c’est quand même ça, le saut, qui est beau dans la danse».

Puis elle ira vers le théâtre où elle s’investit avec la même discipline, le même sérieux. « Je prends au sérieux ce qui est écrit. J’essaye de ne pas le déformer. J’essaye de le faire entrer en moi d’une certaine manière, de l’encastrer sans trop le bouger. ». Celle qui a joué aux côtés de nombreux grands metteurs en scène tels que Antoine Vitez, Alain Françon, Claude Regy, connaît la fragilité d’un texte, et la liberté qu’il peut offrir à son interprète : « on peut dire des répliques de façon tout à fait opposée sans même que ce soit si visible que ça pour les partenaires. ». Elle évoque le moment du jeu. Lorsque l’acteur joue son texte. Un exercice qui oscille entre composition et spontanéité, « c’est une activité cérébrale continue, (…) une respiration, une espèce de liberté, je dirais. »

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Sur l’enseignement du théâtre, elle défend une pédagogie de la non-intrusion : « le regard long sur un acteur, la capacité de le regarder sans trop le déranger, c’était bon pour enseigner. (…) Ca pouvait aider l’acteur à trouver cette liberté. Pour ne pas qu’il soit dans cette sorte de prison qui est : qu’est-ce que mon personnage ? Qu’est-ce qu’il me dit ? Au bout d’un moment ça ferme et l’acteur ne s’exprime plus. ». Elle se souvient d’un ancien professeur de théâtre, à Nice, « qui était comme ça, qui ne parlait pas. Je l’aimais beaucoup. Il était très intéressé mais il parlait très peu. On voyait qu’il était émerveillé par les personnalités des gens, des jeunes acteurs. Donc on se sentait nécessaire à son regard. On sentait que ça voulait dire quelque chose pour lui d’être là tous les après-midis »…

Références

L'équipe

Laure Adler
Production
Didier Lagarde
Réalisation
Elodie Royer
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration