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Laure Adler s'entretient avec Florence Seyvos. Sa passion : écrire ; écrire des romans, écrire des livres jeunesse, écrire des scenarii. Elle enchante les plus jeunes avec son imaginaire, concocte des romans pour lesquels elle a obtenu plusieurs prix, et distille son art dans les films pétillants de sa complice Noémie Lvovsky. Portrait d'une plume multicolore.

Florence Seyvos
Florence Seyvos
© Radio France - Corinne Amar

Les ouvrages de Florence Seyvos sont nimbés de ses souvenirs : « C’est comme si des souvenirs anciens m’échappait, ou que des souvenirs de famille me hantaient, des choses que je n’arrive pas à attraper mais dont je sens qu’elles étaient là dès le début. »

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Dès l’enfance, elle ressentait de la mélancolie, et une forme de solitude aussi. La lecture est alors devenue un baume contre cette solitude : « Quand j’ai commencé à comprendre que dans certains livres il y avait des choses qui me faisaient me sentir moins seule, ça a été une révélation. » Les livres l’a protégeaient aussi de ses peurs : « J’avais peur du noir donc je lisais jusqu’au petit matin parfois. »

Florence Seyvos est auteure de romans mais aussi d’ouvrages jeunesse, une double casquette qui la passionne : « J’ai découvert des écrivains qui faisaient à la fois des livres pour adultes et pour enfants. Et ça m’a beaucoup plu. » Elle explique d’ailleurs que les livres pour enfants s’écrivent de la même façon que les livres pour adultes : « il y a des choses différentes, bien sûr (il est moins probable que j’écrive un livre pour adultes avec une tortue pour personnage principal). Mais finalement, on parle des mêmes choses, des choses qui me préoccupent à ce moment-là. » Les livres pour enfants ne sont qu’une autre manière pour elle d’aborder les questions qui la préoccupent.

Mais elle est aussi co-auteure de plusieurs scénarii aux côtés de Noémie Lvovsky. Pourtant, elle ne se considère pas comme une scénariste de film. « J’ai travaillé sur plusieurs films avec la même réalisatrice, c’est tout. Ça a été plus une rencontre. » Après avoir lu un des livres de Florence Seyvos, Lvovsky l’appelle pour une rencontre elle cherchait quelqu’un pour écrire avec elle. « Moi je pensais ne pas être capable de faire cela. Sans m’en rendre compte, je me suis mise à travailler avec elle, et presque sans le savoir, je me suis rendu compte que j’avais écrit une scène. Ça s’est fait comme ça… »

Dans Un garçon incassable , son dernier roman, il y a deux narratrices : l’un dit « elle », l’autre « je » : « C’était comme pour prendre l’air, me placer à un autre endroit. C’était des chapitres que je n’avais pas prévus, que je comptais enlever. Cette autre narratrice me permettait de prendre de la distance, d’être un peu plus libre… »

Références

L'équipe

Laure Adler
Production
Didier Lagarde
Réalisation
Elodie Royer
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration