Frédéric Pajak ©Maxppp - Corinne Amar
Frédéric Pajak ©Maxppp - Corinne Amar
Frédéric Pajak ©Maxppp - Corinne Amar
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Résumé

Laure Adler rencontre le dessinateur et écrivain, Frédéric Pajak. Son œuvre singulière sinon mélancolique fait revivre des personnages aussi divers que Friedrich Nietzsche ou Walter Benjamin. Entretien.

avec :

Frédéric Pajak (éditeur, écrivain, dessinateur).

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Frédéric Pajak aurait préféré peindre plutôt que dessiner. Mais, pour lui, c’est « la seule manière de faire des livres. Parce qu’on ne peut pas faire des livres avec de la peinture. ». Dessinateur, il ne se définit pas comme bédéiste, « Ce que je fais, ce n’est pas des romans graphiques. Un roman graphique, au sens strict, c’est une narration dessinée, il n’y a pas de texte. Ca s’oppose également à la bande dessinée. (…) Moi je fais autre chose. Dans ces deux langages que sont le dessin et le texte, j’utilise plusieurs formes. ».

Les ouvrages de Frédéric Pajak sont noirs. Faut-il y voir l’expression d’une douleur liée à la perte de son père mort dans un accident de voiture ? « Non. Mon père m’a plutôt transmis quelque chose, l’envie de créer, de m’exprimer. (…) Comme il était peintre, moi, j’étais souvent dans son atelier. Il nous donnait du papier, de la toile, de la peinture pour faire des dessins, souvent avec lui d’ailleurs, on a fait des choses à quatre mains. Donc cette envie de voir les choses en peinture, elle vient de lui, elle ne vient pas de sa mort, elle vient de sa vie. »

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Pour créer, Pajak ressent cependant le besoin de se mettre dans des états particuliers. Moteur de sa créativité, la mélancolie est pour lui un sentiment que l’on peut s’approprier « on n’est pas obligé de la subir, on va la chercher, et elle peut nous exalter. »…

Références

L'équipe

Laure Adler
Production
Didier Lagarde
Réalisation
Elodie Royer
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration