Gérard Fromanger - Samuel Bernard Blatchley
Gérard Fromanger - Samuel Bernard Blatchley
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Résumé

Laure Adler reçoit le peintre et ancien ami de Jacques Prévert, Gérard Fromanger. Cet artiste contemporain évoque son parcours personnel.

avec :

Gérard Fromanger (peintre).

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Gérard Fromanger est très fier d’être peintre : « c’est même un honneur pour moi. Dès le jour où les gens ont commencé à dire ‘’Gérard, le peintre ?’’, j’étais content comme tout». Aujourd’hui on parle plutôt de plasticien ou de performeur. Le mot ne serait-il pas devenu désuet ? « Non je ne suis pas d’accord, (…) il y a 15-20 ans, (…) on disait toujours peintre, quel que soit la discipline. Il y a simplement eu une espèce d’ajustement des mots».

A la question, la peinture qu’est-ce que c’est, il répond : C’est « le tableau, le mur, une surface sur laquelle on agite des pinceaux, des brosses, qu’on trempe dans des couleurs. (…) Comme diraient mes copains dans les années 70, c’est une surface sur un support ». Il était membre des « Support-surface », un groupe d’artistes qui, dans ses années-là, s’opposaient au mouvement de la « figuration narrative ». «C’était les deux groupes antagonistes de l’époque».

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Par sa constance et son indépendance, l’œuvre de Gérard Fromanger porte à croire qu’il ne se soucie que très peu du succès. Pourtant, il répond : « personne ne se moque du succès, cela fait toujours plaisir d’avoir du succès. Que ce soit auprès des femmes si on aime les femmes, ou auprès des amateurs d’arts si on est peintre, vidéaste ou performeur. (…) L’avis et le sentiment des autres sont très importants. (…) On est rien sans les autres. Rien ».

Il évoque Jacques Prévert, qu’il a rencontré alors qu’il n’avait que vingt ans. « Mon grand copain, mon ami, mon père, mon frère, Jacques Prévert ». Il se souvient du poète à travers certaines de ses phrases: « Il avait dit une fois : Une tête de vivant c’est beau parce qu’il y a une tête de mort dedans. Il était formidable ! » Une rencontre faite par hasard qui irriguera ensuite toute sa vie d’homme et d’artiste.

« Il avait une autorité, sa vie existait, elle était puissante. Elle était là quoi. Comme une sculpture de Jacometti ou de Rodin. (…) C’était une présence très forte et rassurante. Le séduire, devenir son ami. C’était une stimulation vitale ! Il ne m’a beaucoup appris rien qu’en le regardant vivre»…

Exposition "Gérard Fromanger":  Centre George Pompidou à Paris, du 17 février au 16 mai.

Lien vers le site : https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cjXGA9y/r8X94n9

Références

L'équipe

Laure Adler
Production
Didier Lagarde
Réalisation
Elodie Royer
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration