Gianfranco Rosi ©Maxppp - Kay Nietfeld/dpa/picture-alliance/MaxPPP
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Résumé

Laure Adler a rencontré le réalisateur documentariste Gianfraco Rosi dont le dernier film Fuocoammare (sortie septembre 2016) a remporté l’Ours d’or à la Berlinale 2016. Dans ce dernier long métrage, le cinéaste italien compare la vie des habitants de Lampedusa à celle des migrants.

avec :

Gianfranco Rosi (cinéaste).

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Gianfranco Rosi n’était pas prédestiné à faire du cinéma : « J’ai vécu dans des pays ou le cinéma n’existait pas. En Afrique, en Turquie, au Liban. (…) Je voulais être médecin en fait, je voulais faire médecine. J’ai fait deux ans de médecine. »

« En face de là où j’habitais, il y avait une cinémathèque et là j’ai commencé à regarder des films et petit à petit à entrer dans ce monde du cinéma. Puis, un jour, j’ai décidé de partir pour les Etats-Unis et je me suis inscrit à l’école de cinéma de la New York University. J’avais 21, 22 ans, j’ai commencé mon histoire de cinéaste. »

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Comme ses films, Gianfranco Rosi revendique une certaine naïveté du regard : « Vous m’avez demandé des points de référence sur le cinéma, je n’en ai pas. (…) j’ai décidé de ne pas créer un parcours de référence. Je prends des choses, j’en laisse, j’essaye toujours de ne pas me lier à un nom. Lorsque je vois un film que j’aime bien, j’essaye d’oublier même l’auteur, mais je prends avec moi des images, des sensations, une poésie, une image où naissent des idées. Ceci d’après un parcours intérieur, et cette ignorance dans le domaine cinématographique me donne une très grande liberté. »

« J’ai choisi de faire des documentaires parce qu’ensuite ça devient un parcours personnel. Moi, pour mon premier film Boat Man que j’ai fait en Inde, je suis parti sans connaître la caméra, sans savoir tourner, sans connaître la structure d’un film documentaire et au cours de ces cinq années de tournage, ce film de cinquante minutes, j’ai mis cinq ans, c’était comme un parcours pour chercher aussi mon propre langage narratif donc ça a toujours été un parcours personnel. (…) Lorsqu’un film démarre, ça part d’une recherche, d’une histoire, une histoire lointaine et, petit à petit, il y a des personnages et des rencontres, donc d’après moi le cinéma naît de rencontres… »

Références

L'équipe

Laure Adler
Production
Didier Lagarde
Réalisation
Elodie Royer
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration