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A l'occasion de la mort de l'écrivain sud-africain André Brink, rediffusion du Hors-Champs du 20 mars 2013 Quand il repense à son enfance , il voit des *"paysages sans limites, où la sécheresse régne..." * Il revient sur son rapport aux langues ... "A partir du moment où j'ai commencé à apprendre l'existence d'autres langues autour de moi, surtout l'anglais, ceci a changé le monde entier, l'aspect du monde, pour toujours (...) On apprend le monde qu'à travers la langue..." "Apprendre à vivre, c'était l'équivalent d'apprendre à écrire..." Il évoque l'écriture de ses premiers romans, son rapport aux animaux , à son père magistrat... Il nous parle de ses séjours en France , d'Albert Camus , dont la posture d' "homme révolté" l'a beaucoup inspiré, de son retour en Afrique du Sud pour lutter contre l'apartheid , par l'écriture... *"A cause de la période que j'avais passée à Paris, je savais que l'écriture comptait pour quelque chose..." * Il se souvient de ses camarades de lutte, de la censure qu'il a subie, "un harcèlement quasi quotidien..." En réaction, il fait traduire ses œuvres : "je pouvais survivre ailleurs..." * Pour lui, "faire la littérature" * veut dire beaucoup plus que "ranger les mots" . Cela suppose "une action de résistance"... * Il se souvient encore de Mai 68 , de la transition post-apartheid, de son immense désillusion... "Parce que j'avais ces illusions, la déception était insurmontable..." * Un homme, cependant, ne l'a pas déçu : Nelson Mandela . *"Qui est ce qui pouvait suivre, prendre la succession, après Mandela ?" * La discussion se poursuit sur la situation politique actuelle en Afrique du Sud, sur sa dernière femme , "la femme qu'il m'a toujours fallu" , sur son livre "Mes bifurcations" (Actes Sud)... "Je ne voulais absolument pas faire une autobiographie typique..."

André Brink 1
André Brink 1
© Radio France