France Culture
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Laure Adler s'entretient avec John Boorman, réalisateur, producteur, scénariste, interprète britannique ** Lors de sa première entrée dans une salle de cinéma, enfant, il est terrorisé, notamment par le bruit. "J'ai dit à ma mère que je ne voulais pas y retourner la semaine d'aprés..." Adolescent il est très marqué par Colonel Blimp de Michael Powell. "Il y avait un vocabulaire cinématographique que je découvrais (...) C'était extraordinairement stimulant..." Il revient sur les débuts de sa carrière : son apprentissage du cinéma sur le tas, son métier de critique, de monteur, son passage progressif du documentaire à la fiction, son premier film... "Je n'ai rien prévu pour ma carrière (...) C'est une histoire de fil en aiguille ou de boule de neige. Je n'avais pas l'intention de devenir réalisateur de films, mes ambitions étaient bien plus modestes que cela..." Comme la plupart des réalisateurs modernes indépendants, il passe "plus de temps à travailler sur des films qui ne voient pas le jour" * que sur des films qu'il fait véritablement. "Le tournage lui-même c'est ce qu'il y a de plus bref..." "Je suis très préoccupé quand je vois la façon dont l'homme s'est séparé de la nature ..." Il évoque ses films Délivrance , la Forêt d'Emeraude , la préparation ** que cela a demandé... "Je me dis que si l'on tue une rivière ou un fleuve c'est un péché cardinal contre la nature..." "J'essaye de faire des films qui plaisent au public (...) mais les questions plus profondes sont néanmoins toujours présentes..." Il nous parle de son expérience avec une tribu d'Amazonie, pour son film la Forêt d'Emeraude, avec leur chaman qui compara le cinéma à la transe... "Le cinéma est très proche du rêve. Il nous met en contact avec l'inconscient. Nous sommes tombés d'accord. Nous avons trouvé que nous étions collègues de travail, pratiquement". * Il évoque encore son travail sur l'Hérétique..."J'ai une relation complexe avec mes films (...) Le processus m'intéresse plus que le résultat..." La discussion se poursuit sur ses films autobiographiques , sur son film Le Point de non-retour "réalisé dans un état de grâce, en quelque sorte..." , sur** Duel dans le Pacifique** "un film très difficile..." Il nous parle aussi d'Akira Kurosawa , ou encore de son dernier film Queen and Country inspiré de sa vie, du thème de la trahison , de **l'amour ** "ce fluide qui rend la vie possible, que ce soit l'amour au cinéma, l'amour du cinéma ou l'amour de l'autre..."

Références

L'équipe

Laure Adler
Production
Elodie Royer
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration