George Steiner en 2006 ©AFP - BERTRAND GUAY
George Steiner en 2006 ©AFP - BERTRAND GUAY
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Résumé

Pour ce troisième épisode de la série consacrée au philosophe et écrivain George Steiner, ce dernier se révèle et nous parle de sa jeunesse.

avec :

George Steiner.

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Alors qu'il pressentait la montée du nazisme en Europe, le père de George Steiner l'envoie aux États-Unis dans les années 1930. Issu d'une famille juive, le philosophe évoque le sentiment de culpabilité qui s'est forgé en lui lorsqu'il a appris décès d'une grande majorité des Juifs de son entourage.

L'écrivain nous raconte qu'en 1945, son ambition le poussait à intégrer l'une des classes préparatoires les plus prestigieuses de Paris, pour afin de passer le concours d'entrée de l’École Normale Supérieure. Persuadé que l'avenir était à l'anglais, son père l'en empêcha. Steiner s'installa alors à Londres, et fit ses débuts dans le monde du travail au sein de l'hebdomadaire The Economist

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J'ai en horreur le bluff et la tricherie dans les Humanités. Dans ces disciplines, les jugements ne sont pas réfutables. On dit que, à la longue, se forme un consensus, mais le consensus peut se tromper aussi. Il y a toujours, dans le jugement esthétique, un éphémère.

Grâce à sa réflexion rigoureuse sur les disciplines des Humanités, George Steiner nous livre une pensée novatrice sur l'approche des arts : "La grande expérience artistique, littéraire, esthétique, est au-delà du bien et du mal. Par exemple, je ne crois pas que la musique sache mentir. Et cela lui donne, à mon sens, un poids considérable face à la parole."

Passionné par de grandes figures littéraires et philosophiques, George Steiner a passé son existence à essayer de comprendre leurs œuvres et les expliquer. Il parle de son lien particulier aux textes qui ont accompagnés sa construction personnelle :

Un grand texte littéraire incarne la possibilité d'un renouveau, d'un questionnement constant, il n'est pas seulement là pour être l'objet d'un cours universitaire. A chaque moment d'une vie personnelle, l’œuvre change en vous-même, d'où ma passion, mon obsession de connaître les choses par cœur. Ce qu'on connaît par cœur, personne ne peut vous l'enlever, ça reste en vous, ça croit et ça prend forme. 

2 min
Références

L'équipe

Laure Adler
Production
Didier Lagarde
Réalisation
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Catherine Parent
Collaboration
Brigitte Bouvier
Réalisation