Linda Lê
Linda Lê
Linda Lê - Samuel Bernard Blatchley
Linda Lê - Samuel Bernard Blatchley
Linda Lê - Samuel Bernard Blatchley
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Résumé

L'écrivain romancière Linda Lê signe "Roman", son vingt et unième ouvrage. Française d’origine vietnamienne, elle a notamment été récompensée du prix Renaudot du livre de poche en 2011 pour « A l’enfant que je n’aurais pas ». Entretien.

avec :

Linda Lê (Ecrivain).

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Linda Lê ne se reconnaît pas dans tous ses ouvrages ; certains ont même été exclus de sa bibliographie officielle. Dans un geste radical elle a répudié ses trois premiers romans : « Je date mes débuts littéraires à ma rencontre avec Christian Bourgois et Dominique Bourgois ». Une relation d’amitié, de confiance et de complicité avec ses éditeurs qui a tracé une voie vers l’écriture.

Elle se souvient de son enfance à Saigon, au Vietnam, et de sa passion pour l’écriture : « J’avais une fascination pour l’imprimé avant même de savoir lire. Ensuite est venu la fascination pour les dictionnaires et j’ai appris le français en apprenant par cœur des pages du Petit Larousse qui était un livre précieux lorsque j’étais au Vietnam, parce que les livres français y étaient rares ».

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Peut-être parce que sa mère était francophile, Linda Lê apprend le français très jeune, à l’âge de 4 ans : « J’étais encore à Saigon et cela me donnait déjà l’impression d’être en exil dans mon propre pays. (…) Quelques années après je commençais à acquérir une culture française et à me passionner pour des auteurs français. J’en ai souvent parlé, c’était Hugo et Balzac. (…) Rousseau aussi… »

A cause de la guerre du Vietnam, peut être aussi de la mésentente entre ses parents, Linda Lê quitte son pays avec sa mère, à 14 ans. Elle se souvient de l’exaltation qu’elle ressentait, du déchirement qui a suivi : « Je me disais que j’allais au pays de Gavroche et j’allais découvrir l’éléphant de la Bastille, me promener au Luxembourg et j’avais beaucoup d’images de ce pays que j’allais découvrir donc j’étais dans une grande exaltation... C’est seulement après quelques années, et peut être aussi en me mettant à écrire que j’ai ressenti beaucoup plus fortement le déchirement… »

L’histoire de cette romancière irrigue ses ouvrages. Son exil, son père, sa passion pour les livres, et aussi ses rencontres, de Christian Bourgois à Cioran aussi, qu’elle a rencontré lorsqu’elle avait 18 ans. « C’est à Emile Cioran que je dois l’orgueil d’être une métèque… »

Références

L'équipe

Laure Adler
Production
Didier Lagarde
Réalisation
Elodie Royer
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration