"J'ai commencé à lire à quatre ans , parce qu'il n'y avait rien à faire quand il pleuvait", explique Margaret Atwood ©AFP -  Rosdiana Ciaravolo
"J'ai commencé à lire à quatre ans , parce qu'il n'y avait rien à faire quand il pleuvait", explique Margaret Atwood ©AFP - Rosdiana Ciaravolo
"J'ai commencé à lire à quatre ans , parce qu'il n'y avait rien à faire quand il pleuvait", explique Margaret Atwood ©AFP - Rosdiana Ciaravolo
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Résumé

Romancière, essayiste, novelliste, autrice de très nombreux livres, Margaret Atwood est devenue mondialement connue avec l'adaptation en série de "La Servante écarlate", dystopie sur une Amérique cauchemardesque transformée en théocratie après un coup d'État. Elle a pourtant commencé par la poésie.

avec :

Margaret Atwood (écrivaine).

En savoir plus

Laure Adler s'entretient avec la romancière canadienne Margaret Atwood 

Elle a écrit son premier roman à sept ans, à propos d'une fourmi, influencée par son père entomologiste. Ayant grandi au milieu de la nature, elle a commencé à lire à quatre ans "parce qu'il n'y avait rien à faire quand il pleuvait". La BD, les contes de fées, la mythologie, la science-fiction… Des influences diverses qui l'ont amenée à rejeter les différences de genres littéraires. Ils ne servent qu'aux libraires "pour ranger les livres".

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"Il faut écrire la vie comme elle est"

La vie réelle est un mélange. Margaret Atwood détaille son processus d'écriture, ses recherches historiques, parle de son roman Captives, réagit aux accusations d'"obscénités" : "Il faut écrire la vie comme elle est". La romancière évoque son rapport aux personnages féminins, l'égalité homme-femme, et explique même "comment fabriquer un homme" : "Si être féministe, c'est dire que les femmes sont des êtres humains, oui, je suis féministe". Si ce mot signifie que les femmes sont des anges, non." 

3 min

Margaret Atwood nous parle encore de ses influences, de son livre Le tueur aveugle, de son imaginaire, du capitalisme (Comptes et légendes de la dette)… La discussion se termine sur la trilogie du Dernier homme  : "c'est la vie que nous vivons au présent, poussée un peu plus loin [...] S'il n'y a pas d'erreur possible, il n'y a pas d'intrigue dans le roman. Par conséquent, nous devons tous être reconnaissants envers ceux qui commettent des erreurs. Parce que sans erreur, il ne peut y avoir de livres…"