Mia Hansen-Love
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Mia Hansen-Love - Samuel B. Blatchley
Mia Hansen-Love - Samuel B. Blatchley
Mia Hansen-Love - Samuel B. Blatchley
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Résumé

La réalisatrice Mia Hansen-Løve invitée de Laure Adler, évoquera son dernier film, "L'avenir", pour lequel elle a remporté l'Ours d'argent 2016.

avec :

Mia Hansen-Løve (Réalisatrice).

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Mia Hansen-Løve est-il un pseudonyme ? « C’est un nom danois et pas un pseudo comme j’ai pu parfois le lire. Mon prénom est danois également et je crois qu’il est en partie lié, hélas ou tant mieux je ne sais pas, à Mia Farrow (…) de Rosemary's Baby … ce que je trouve une bien étrange idée ! »

L’amour du cinéma lui est venu par une rencontre, celle qu’elle a faite avec Olivier Assayas, «qui m’a donné un rôle dans un de ses films. Une rencontre, en partie due au hasard puisque j’étais dans un cours de théâtre de mon lycée, (…) il y a eu ce qu’on appelle un ‘’casting sauvage’’. Je n’avais pas particulièrement l’intention de devenir comédienne, et c’est comme ça que j’ai fait (…) cette rencontre qui a été déterminante pour moi pour toutes sortes de raisons. C’est vraiment là que je situe le début de mon rapport au cinéma.»

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Le cinéma d’Eric Rohmer a une place importante dans le cinéma de Mia Hansen-Løve. Elle pense partager avec lui cette « obsession de la vérité. Peut-être en partie à cause de l’éducation de mes parents, qui sont tous les deux professeurs de philosophie, j’ai vraiment grandi avec une foi dans la vérité, une foi dans l’importance et dans la réalité de la vérité. C’est une chose que j’ai cru retrouver dans le cinéma d’Eric Rohmer.»

Mia Hansen-love tourne son premier court-métrage « 21 ou 22 ans, je n’avais absolument pas de producteur ni d’argent pour faire ce film, j’avais extrêmement peu de moyens ». Mais l’influence de Rohmer lui permet de combler cette lacune : « c’était un champ contre champ, et en fait c’était quasiment un monologue, c’était un père qui parlait à ses enfants, et je pense que je n’aurais peut-être pas fait ce film, ou eu le courage de le faire, (…) si je n’avais pas vu les films d’Eric Rohmer».

L’authenticité du cinéma de Rohmer témoigne d’une relation très personnelle avec ses acteurs. « Pour moi, le choix des comédiens, nous dit-elle, est une chose absolument capitale, et je ne pourrais pas choisir des acteurs -- et c’est vrai du rôle principal jusqu’au plus petit rôle, pour lesquels je n’ai pas un désir, même un amour authentique. »

ARCHIVE : Eric Rohmer, cinéma vérité, Roger régent, 11 mai 1969.

Références

L'équipe

Laure Adler
Production
Didier Lagarde
Réalisation
Elodie Royer
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration