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Laure Adler s'entretient avec le neuropsychiatre Mony Elkaïm

Si Mony Elkaïm a voulu faire ce métier, c'est parce qu'il trouvait "dommage" * le fait de gâcher une vie "trop courte"* , avec des soucis mentaux sans être aidé... Une conviction qui se forge à partir de son enfance marocaine, dans une ambiance "de chaleur et de fêtes" . Fer de lance de **l'anti-psychiatrie, ** Mony Elkaïm nous enseigne que "nous sommes le lieu de notre tourment, mais nous en sommes rarement la cause" . Les soucis psychologiques sont "un continuum" , soumis à l'influence du la neuropsychiatrie, parfois de la génétique, du passé, de l'enfance, de l'environnement social, économique... Le couple, la famille, y participent également, de manière plus ou moins positive. Une approche tranversale qui l'a amené à importer en France "les thérapies familiales" et qui s'illustre dans le concept de **"résonance". ** Pour autant, nous ne sommes pas irresponsables. Pour Mony Elkaïm, *"nous pouvons *agir ** sur ce qui nous agit" . L'autre , dans la vision d'Elkaïm, est essentiel, tout comme l'idée qu'il est est vital de *"s'ouvrir" * à lui. Car la plupart du temps, nous nous contentons de le faire correspondre à notre vision de lui et de nous même, souvent inconsciente. Dans la thérapie "ce qui est important, c'est chaque cas singulier"...

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