Patrick Declerck: "Il n’y a rien d’autre à faire que de se demander ce que l’on fait là"

Patrick Declerck
Patrick Declerck - Samuel Bernard Blatchley
Patrick Declerck - Samuel Bernard Blatchley
Patrick Declerck - Samuel Bernard Blatchley
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L’écrivain, philosophe et psychanalyste, auteur d’un récit autobiographique « Crâne », Patrick Declerck s’entretient avec Laure Adler. Il se livre à l’introspection et évoque son rapport à la vie, à l’esthétique et à la vérité.

Avec
  • Patrick Declerck Ecrivain et ancien membre de la Société psychanalytique de Paris

Laure Adler remarque une protubérance sur son crâne, il répond : « Oui, ça se voit, ce qui n’arrange pas mon esthétique. La réalité est que j’ai été opéré d’une tumeur au cerveau il y a trois ans. » Lors de cette expérience, Patrick Declerc à découvert qu’il existait une géographie du cerveau spécifique à chaque individu : « [avant l’opération] il faut commencer par faire une cartographie individuelle d’où se trouvent précisément les lieux du français, du calcul, de la lecture. »

Comment quitter la vie ? Faut-il en faire un geste esthétique, sémantique ? Autant de questions que se pose le philosophe. La meilleure référence pour lui, c’est Socrate : « A son procès, Socrate dit, fondamentalement, je vous emmerde, j’obéis à mon dieu, je fais mon boulot, je suis là pour vous rappeler que vous ne connaissez rien à rien, mais que le savoir est absolument fondamental ».

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Il s’interroge sur les motivations du philosophe grec : « Est-ce part une sorte de narcissisme supérieur ? (…) Est-ce que c’est sa dernière démonstration philosophique, oui ou non ? Bonne question.. »

Il revient sur sa démarche personnelle en tant qu’écrivain et penseur : « Vous dites que je suis un psychanalyste anthropologue, mais au fond, je suis un vieil étudiant en philosophie qui prend la philo très au sérieux. Parce que je pense qu’il n’y a rien d’autre à faire que de se demander qu’est-ce que l’on fait là ? »

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