René de Obaldia en août 2011 à Chanceaux-près-Loches en Indre-et-Loire pour le festival "La Foret des Livres".
René de Obaldia en août 2011 à Chanceaux-près-Loches en Indre-et-Loire pour le festival "La Foret des Livres". ©AFP - Alain Jocard
René de Obaldia en août 2011 à Chanceaux-près-Loches en Indre-et-Loire pour le festival "La Foret des Livres". ©AFP - Alain Jocard
René de Obaldia en août 2011 à Chanceaux-près-Loches en Indre-et-Loire pour le festival "La Foret des Livres". ©AFP - Alain Jocard
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Laure Adler reçoit René de Obaldia, académicien, pour évoquer son parcours et les motivations qui l'ont poussé à devenir poète, romancier et dramaturge.

Avec

Invité de "Hors-champs", l'écrivain et poète René de Obaldia, né en 1918 à Hong-Kong, retrace son enfance cosmopolite, en Chine, son père panaméen disparu puis retrouvé après-guerre. Il est en grande partie élevé par sa grand-mère picarde dans un village près d'Amiens, lorsque sa famille retourne vivre en France. Sur son attrait pour les mots, il dit que "c'est très mystérieux" mais qu'il était "très tôt", "attiré par la poésie" : "Je me vois encore en classe écrivant des poèmes".

Il se rappelle ses quatre années d'internement au Stalag de 1940 à 1944 en Silésie, où il a découvert l'immense solidarité entre les prisonniers. "La leçon de cette captivité, c'est qu'il n'y avait plus d'avoir, ce qu'il y avait c'était l'être. Nous n'avions rien et là j'ai rencontré des êtres. C'était merveilleux.", se souvient-il.

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Les écrivains actuels ne disent que ce qu'ils disent. Il n'y a plus d'imaginaire vraiment, il n'y a plus de provocation, c'est souvent axé sur son propre nombril. Justement dans "Exobiographie", j'ai voulu faire une distance et rompre avec l'autobiographie, en ce sens que l'on va vers l'autre, "ex" c'est aller vers l'autre. À partir de choses réalistes, de moi, je suis allé vers l'onirisme.

À la fin de ses mémoires, dans "Exobiographie" paru en 1993, René de Obaldia imagine comme toujours avec humour les différentes façons de mourir, ainsi que le paysage apaisant qui nous attend après la mort, comme "une vision" qui lui est "apparue" et qu'il nous "livre".

L'équipe

Laure Adler
Production
Anne Kobylak
Réalisation
Didier Lagarde
Réalisation
Elodie Royer
Collaboration