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**Laure Adler s'entretient avec le rappeur Disiz **

Comme ses idoles qu’il voyait à la TV, « par mimétisme » , il a choisi de faire du rap . *« Ce n’est pas chanter, c’est quelque chose de particulier… » * C’est ensuite qu’il a trouvé sa propre pâte, petit à petit, et qu’il a rencontré le succès « de train de nuit en train de nuit, de bus de nuit en bus de nuit… » * Il évoque son amour pour Aimé Césaire : « sa poésie frappe… » « Une chanson avant que je l’interprète, elle est écrite. C’est ce que j’aime : ce pouvoir d’hypnose qu’ont les mots . Pour moi il y a quelque chose de mystérieux, qui tient de la magie (…) Ma quête est là (…) Comprendre comment par des mots, on peut bouleverser quelqu’un » * Il revient sur sa quête d’identité au Sénégal, qu’il a aujourd’hui dépassé. « J’ai accepté cette espèce d’identité complexe ** (…) Je refuse de m’identifier… » * Il revient sur ses galères : comment il a accueilli le succès avec « J’pète les plombs » ,le rapport nouveau à l’argent, parfois complexe, l’époque où il a arrêté le rap… Pour lui, le rap n’est toujours pas « considéré au même titre » que les autres musiques. « C’est toujours une musique suspecte… » « A partir du moment où je citais quelques bouquins, on disait ‘lui ce n’est plus un rappeur’, ou ‘ce n’est pas un rappeur comme les autres’ (…) Aujourd’hui on commence à m’accepter avec cette différence… » * Son album « Transe-lucide » , clôture d’une trilogie, est « un album personnel tout en laissant une porte ouverte (…), une architecture vraiment artistique, qui permet aux gens de se retrouver dedans… » * L’entretien se poursuit sur Boris Vian , « J’irai cracher sur vos tombes » Malcom X , ce dernier étantsa « principale référence (…) de part son authenticité et son coté radical dans la recherche de la vérité et de sa propre vérité (…) Le discours de Malcom X n’a pas encore été suffisamment entendu… » « La première insécurité, elle est entre nous (…) issus des quartiers populaires… » * Il a aussi mené des expériences de théâtre , de littérature« Dés que j’ai du temps je me mets à lire, c’est quelque chose d’instinctif ». * Tolstoï , par exemple, l’a « reconstruit spirituellement, psychologiquement… » * et inspiré pour la thématique de« la lucidité ». L’entretien se termine sur ses engagements « On ne peut plus m’enfermer dans un rôle ou dans une case malgré moi… »

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Références

L'équipe

Laure Adler
Production
Elodie Royer
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Corinne Amar
Collaboration