France Culture
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**Laure Adler s'entretient avec la romancière israelienne Zeruya Shalev **

Elle commence par ses grands-parents, dont* "la génération pionnière (...) très dure..."* , a inspiréson dernier livre** "Ce qui restent de nos vies"** . Ses parents la "kidnappent" du kibboutz alors qu'elle est enfant, pour l'élever eux-mêmes. Son père lui lit des histoires, notamment "La Métamorphose" de Kafka, à cinq ans... Elle s'imagine un temps psychologue.* "Le plus grand compliment qu'un lecteur puisse me faire c'est que la lecture de mes livres soit une sorte d'expérience thérapeutique ". * Elle évoque son ouvrage controversé "Vies amoureuses" : "lorsque j'écris, des histoires montent (...) d'un puits intérieur inconscient. Il y a toutes sortes de personnalités alternatives ** en moi..." * Elle nous parle de ses personnages féminins , qui souhaitent avant tout "se comprendre". * Ce n'est que dans son dernier livre, "Ce qui reste de nos vies" , qu'elle a décidé d'écrire à "partir du corps d'un homme " . "Je pense que l'écrivain est très souvent comme un comédien qui essaye d'entrer dans un autre personnage" Elle revient sur l'attentat dont elle a réchappé, alors qu'elle écrivait son livre "Thèra" : *"je savais que ma jambe allait guérir mais j'avais très peur que mon âme ne guérisse pas (...) Je sentais que l'écriture était superflue..." * Et puis, un jour, elle reprend son livre, là où elle l'avait laissé. Elle évoque les rapports entre politique et littérature , ses engagements envers les palestiniens , l'adoption , le lien entre les générations ... Des thèmes qui traversent "Ce qui reste de nos vies". "D'une certaine manière, c'est mon livre le plus optimiste" .

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Zeruya Shalev
Zeruya Shalev
© Radio France - Corinne Amar