Cascade artificielle des Buttes-Chaumont, dans le XIXe arrondissement de Paris. - DXR / Creative Commons
Cascade artificielle des Buttes-Chaumont, dans le XIXe arrondissement de Paris. - DXR / Creative Commons
Cascade artificielle des Buttes-Chaumont, dans le XIXe arrondissement de Paris. - DXR / Creative Commons
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Résumé

En ville, les vagues de chaleur sont plus étouffantes. Entre une zone rurale et Paris, les écarts de températures peuvent atteindre les 10 degrés. Ceci, du fait du phénomène d'îlots de chaleur urbains. Les urbanistes de l'APUR les ont cartographiés, ainsi que, c'est inédit, les îlots de fraîcheur.

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Troisième épisode de notre série d’itinéraires bis consacrée au dérèglement climatique. Il est question de climat et d’urbanité, ce matin. Une étude publiée par la revue N_ature climate change_ révélait fin mai dernier, que la température des villes les plus peuplées du monde pourrait croître de 8 degrés d’ici à 2100…

Or, il fait déjà plus chaud en ville du fait du phénomène des îlots de chaleur. En 2003, au moment de la canicule, les écarts entre Paris et les zones rurales pouvaient déjà atteindre les 8 degrés… En Seine St Denis où on déplore souvent les fameux « geysers sauvages », la surmortalité a atteint des taux records, le département avait ainsi été le deuxième le plus sévèrement touché en France. Pas étonnant, ses quartiers populaires très minéralisés sont très vulnérables au phénomène d'îlot de chaleur… comme le montre la cartographie thermique réalisée par l’APUR, l’Atelier parisien d'Urbanisme. Sur ces cartes, on repère îlots de chaleur mais aussi, c’est inédit, îlots de fraîcheur… des cartes accessibles en ligne sur leur site.

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Lire aussi ce reportage de Reporterre "À Saint-Denis, les habitants résignés face au changement climatique"

En ville, le frais, on le trouve surtout sur les toits… Mais parce que le piéton n’a pas forcément vue sur la voûte céleste – c’est poétique dit comme ça et c’est l’expression consacrée - surtout dans les canyons "urbains" , ces rues très étroites, véritables pièges radiatifs (pour peu que l'on y rejette de l'air chaud en plus, avec l'air climatisé) il faut pouvoir rafraîchir au ras du sol. Par exemple, arroser tout simplement une esplanade de gare, et pour cela la capitale française est chanceuse, elle dispose d’un réseau d’eau non potable prélevée dans l’Ourcq et la Seine.

Avec Julien Bigorgne, ingénieur environnement à l'Atelier Parisien d'Urbanisme (APUR).

Références

L'équipe

Chloé Leblond
Production
Caroline Pomès
Production