Valère Novarina
Valère Novarina  ©AFP - Martin Bureau
Valère Novarina ©AFP - Martin Bureau
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La bouche est omni-présente dès les premiers écrits, attestant d’un socle organique trépidant, une écriture orale, une crue de paroles.

« Il voulait la plier, la travailler, la soumettre tous les jours à l'entraînement respiré, l'affermir, l'assouplir, la muscler par l'exercice perpétuel. Jusqu'à ce qu'elle devienne une bouche sans parole, jusqu'à parler une langue sans bouche… »

Valère Novarina,  Le Théâtre des paroles, P.O.L., 2007

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Difficile de décrire l’effet produit par la découverte des mots de Novarina chez ceux qui l’ont connue avec le Discours aux animaux, magnifié alors par l’acteur André Marcon.

On parle de commotion, elle se propage. Renait se recycle, laboure et travaille les nombreux textes produits au théâtre, dans les essais. Éblouissements répétés, révélation à chaque écoute, ce qui est la marque sûre du poème. Elle fait chanceler les perceptions et le tour involutif du langage. 

"Un porteur d’ombre (…)  : quelqu’un qui a été doué d’un manque, quelqu’un qui a reçu quelque chose en moins.

Valère Novarina, "Notre parole", Libération, 1998 

A ECOUTER 

Archive de fiction de France Culture, Le Discours aux animaux, avec André Marcon, le 28 mai 1989.

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