Lecture d'Eugène Savitskaya lors d'une carte blanche donnée à François Bon, artiste en résidence de l'université de Louvain-la-Neuve. Ferme du Biéreau, 1er mars 2012.
Lecture d'Eugène Savitskaya lors d'une carte blanche donnée à François Bon, artiste en résidence de l'université de Louvain-la-Neuve. Ferme du Biéreau, 1er mars 2012.
Lecture d'Eugène Savitskaya lors d'une carte blanche donnée à François Bon, artiste en résidence de l'université de Louvain-la-Neuve. Ferme du Biéreau, 1er mars 2012. - Remi Mathis. Sous-licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0
Lecture d'Eugène Savitskaya lors d'une carte blanche donnée à François Bon, artiste en résidence de l'université de Louvain-la-Neuve. Ferme du Biéreau, 1er mars 2012. - Remi Mathis. Sous-licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0
Lecture d'Eugène Savitskaya lors d'une carte blanche donnée à François Bon, artiste en résidence de l'université de Louvain-la-Neuve. Ferme du Biéreau, 1er mars 2012. - Remi Mathis. Sous-licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0
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Résumé

Il serait de mauvais aloi d’aller trouver un lien entre "Sous le Deuil" et cet extrait de "Ode au Paillasson" qui ouvre l’émission. N’y voir que l’occasion trop rapide de saluer le travail d’éditeur de Laurent Albaracin, et cette merveille de langue qui nait sous la plume de Savistkaïa.

En savoir plus

Par ailleurs notre semaine continue d’explorer Jean-Louis Giovannoni. "L’air cicatrise vite" est un livre fantomatique, Jean-Louis Giovannoni est allé en chercher la trace dans ses carnets inexploités, écrits entre 1975 et 1985. On y retrouve les obsessions fragmentées présentes dans Garder le mort (1975)... mais ici hissées à un point de transparence inédit. Il s’agit de trouver un lieu, un espace respirable. 

"L'air cicatrise vite. / Si au moins on voyait les coutures. / Accélère, ne reste pas sur place, la meute n'est pas loin / On croyait qu'en donnant aux pierres un nom, / elles ne nous quitteraient plus. / J'attends toujours que quelqu'un vienne se déposer en moi."

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Extrait de Jean-Louis Giovannoni, L'air cicatrise vite, aux éditions Unes, 2019

On cherche à tenir bon, contre les murs, contre la multitude évanouie qui s’agite en nous, nous repousse et nous contient, sans identité ; au bord de notre bord. Et pourtant nous ne disparaissons pas dans cette fluidité qui nous échappe, les mots nous retiennent. 

A réécouter sur France Culture

En savoir plus : Garder le mort

Pour en savoir plus

(Note de lecture), Jean-Louis Giovannoni, L'air cicatrise vite, par Sylvie Fabre G sur Poezibao

(Note de lecture), Eugène Savitzkaya, Ode au paillasson, par Jean-Pascal Dubost sur Poezibao