Statue Joachim du Bellay - Liré (Maine-et-Loire), prise le 2 novembre 2011
Statue Joachim du Bellay - Liré (Maine-et-Loire), prise le 2 novembre 2011
Statue Joachim du Bellay - Liré (Maine-et-Loire), prise le 2 novembre 2011 - Selbymay
Statue Joachim du Bellay - Liré (Maine-et-Loire), prise le 2 novembre 2011 - Selbymay
Statue Joachim du Bellay - Liré (Maine-et-Loire), prise le 2 novembre 2011 - Selbymay
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Résumé

Impossible de s’épargner "Les Regrets", d’abord pour le plaisir immense qu’ils donnent et aussi pour la chansonnette qu’ils déposent, faite de douce modestie et d’une ambitieuse attention aux (bonnes) ondes vibratoires. Confondant de sincérité, désarmant Du Bellay.

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Tristes désirs, vivez doncques contents : / Car si le temps finit chose si dure, / Il finira la peine que j'endure.

Les Antiquités de Rome, de Joaquim du Bellay, 1558. 

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Depuis quelques temps, regrets nous avions de ne pas revenir aux sources à force d’emprunter les circuits escarpés et fantasques du contemporain / avec date de fraîcheur exigée. Les sonnets de Du Bellay par exemple, ou d’un autre, il y en a toute une pléiade alors autant se tenir au pivot massif et noueux, par qui la langue françoise trouva défense et illustration.

Joachim du Bellay (1522-1560)
Joachim du Bellay (1522-1560)
- Domaine public via Wikipédia

De quelque mal un chacun se lamente, / Mais les moyens de plaindre sont divers: / J'ai, quant à moi, choisi celui des vers / Pour désaigrir l'ennui qui me tourmente/ Et c'est pourquoi d'une douce satire / Entremêlant les épines aux fleurs, / Pour ne fâcher le monde de mes pleurs, / J'apprête ici le plus souvent à rire.

"A Monsieur d'Avanson, Conseiller du roi en son privé conseil", in Les Regrets de Joachim du Bellay, 1558.