Une terrasse de restaurant vide à Rome ©AFP - TIZIANA FABI
Une terrasse de restaurant vide à Rome ©AFP - TIZIANA FABI
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Résumé

Soixante millions d'Italiens priés de rester chez eux. Depuis ce matin, Rome applique des mesures sans précédent dans le monde pour lutter contre l'épidémie de coronavirus.

avec :

Eric Fottorino (Journaliste et écrivain).

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On savait déjà qu'une guerre mondiale était en cours contre le coronavirus. Mais depuis ce matin et pour la première fois, l'ennemi invisible a transformé un pays tout entier en zone protégée. Conformément au décret signé, hier, par le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, ce sont à présent 60 millions d'Italiens qui sont priés de rester chez eux ; seuls les déplacements répondant à des impératifs professionnels dûment vérifiés et à des situations d’urgence étant autorisés. Fermeture des écoles et des universités, suspension de tout les événements sportifs, interdiction des rassemblements publics. Sur toutes les routes, dans toutes les gares, tous les aéroports et tous les ports du pays, les forces de l’ordre veillent, appelées à dénoncer tous les contrevenants, passibles de crime contre la santé publique et qui n'auraient pas téléchargé leur formulaire d’auto-certification, sésame désormais indispensable pour parvenir à se déplacer. Et comme en temps de guerre, dès-hier soir, les supermarchés ont été pris d'assaut dans nombre de grandes villes du pays.  Ou quand l'Italie, membre du G7, troisième économie de la zone euro, devient ainsi le premier pays de la planète à généraliser des mesures aussi draconiennes pour tenter d'enrayer la progression de l'épidémie. Avec 97 décès supplémentaires en seulement 24 heures, la péninsule dénombrait hier soir 463 morts liées au coronavirus, pour un total de 9 172 cas confirmés, oit le deuxième pays au monde le plus touché par le Covid-19 après la Chine.

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L'invité de la rédaction : Eric Fottorino, journaliste, co-fondateur du "1", "Zadig", "America" et auteur d'un essai publié la semaine dernière intitulé : "La presse est un combat de rue", publié aux éditions de L'Aube. Eric Fottorino qui vient également de lancer un nouveau projet de trimestriel : Légende. Que penser du traitement médiatique de l'épidémie de nouveau coronavirus ? Dans quelle situation la presse écrite française se trouve aujourd'hui ? 

Eric Fottorino : "La manière dont la presse parle du coronavirus est souvent anxiogène."

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Eric Fottorino, journaliste, co-fondateur du "1", "Zadig", "America", le 10 mars 2020
Eric Fottorino, journaliste, co-fondateur du "1", "Zadig", "America", le 10 mars 2020
© Radio France - Nathalie Lopes