Des membres de la police haïtienne et de la médecine légale recherchent des preuves à l'extérieur de la résidence présidentielle le 7 juillet 2021 à Port-au-Prince, Haïti.
Des membres de la police haïtienne et de la médecine légale recherchent des preuves à l'extérieur de la résidence présidentielle le 7 juillet 2021 à Port-au-Prince, Haïti. ©AFP -  VALERIE BAERISWYL
Des membres de la police haïtienne et de la médecine légale recherchent des preuves à l'extérieur de la résidence présidentielle le 7 juillet 2021 à Port-au-Prince, Haïti. ©AFP - VALERIE BAERISWYL
Des membres de la police haïtienne et de la médecine légale recherchent des preuves à l'extérieur de la résidence présidentielle le 7 juillet 2021 à Port-au-Prince, Haïti. ©AFP - VALERIE BAERISWYL
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La confusion est encore totale ce matin en Haïti, au lendemain de l'assassinat de Jovenel Moïse. Personne ne sait encore qui a tué le président, ni pour quel motif. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir en urgence aujourd'hui.

24 heures après avoir découvert avec effroi la dépouille criblée de 12 balles de son président, Jovenel Moïse, Haïti se réveille aujourd'hui encore à genoux et toujours un peu plus au bord du précipice. Cet assassinat vient, en effet, achever le portrait d'une île exsangue, livrée depuis des années déjà aux pires démons : corruption, trafics, enlèvements, règlements de compte ; quand ce ne sont pas les catastrophes naturelles (séisme et autres tempêtes) que seul un nouvel ouragan de misère parvient à chasser. Un engrenage que plus personne ne semble en mesure de maîtriser. Face à cette crise, Jovenel Moïse lui-même, accusé d'inaction, était d'ailleurs confronté à la défiance d'une bonne partie de la société civile. Reste, toutefois, à connaître les véritables motivations et l'identité des auteurs de cet acte brutal. Hier soir, la police a indiqué avoir pourchassé les membres présumés du commando, vraisemblablement des mercenaires professionnels. 

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En Turquie, un tribunal reprend à partir d'aujourd'hui le procès de 26 personnes, soupçonnées d’avoir participé à l’assassinat du journaliste dissident saoudien Jamal Khashoggi. Un procès sur lequel les autorités d’Ankara se montrent plutôt discrètes, en pleine tentative de réconciliation avec Riyad.

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Un indépendantiste a été élu, ce matin, à la présidence du gouvernement collégial de Nouvelle-Calédonie. Une première depuis l'accord de Nouméa. Et qui intervient, par ailleurs, à quelques mois du troisième et dernier référendum d'autodétermination.

Une bonne nouvelle vient confirmer que les lieux de concerts ne sont pas des foyers de contamination. C'est du moins ce qui ressort des premiers résultats du concert test organisé le 29 mai dernier à l'Accor Arena de Paris-Bercy.

Enfin, comme chaque jour, nous irons sur la Croisette en direct du Palais des Festivals avec Antoine Guillot.

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