Jérôme Rodrigues, figure des Gilets jaunes, blessé par les forces de l'ordre lors d'une manifestation à Paris ©AFP - ZAKARIA ABDELKAFI
Jérôme Rodrigues, figure des Gilets jaunes, blessé par les forces de l'ordre lors d'une manifestation à Paris ©AFP - ZAKARIA ABDELKAFI
Jérôme Rodrigues, figure des Gilets jaunes, blessé par les forces de l'ordre lors d'une manifestation à Paris ©AFP - ZAKARIA ABDELKAFI
Publicité
Résumé

Grenade ou tir de lanceur de balles de défense ? Les circonstances dans lesquelles Jérôme Rodrigues a été blessé à l’œil samedi soir, lors de l’acte XI de la mobilisation des "gilets jaunes" restent floues.

avec :

Roland Cayrol (Politologue, enseignant et chercheur à Sciences-Po).

En savoir plus

Ils espéraient être au moins 10 000. Espoir finalement comblé, puisque, selon les chiffres de la police, 10 500 "foulards rouges", très exactement, ont défilé hier dans les rues de Paris. Drapeaux tricolores à la main, vêtus d'écharpes et de bonnets vermillons, ces marcheurs à qui le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, avait accordé "toute [s]a sympathie", entendaient par là "défendre la démocratie et les institutions", face aux violences qui depuis plus de deux mois maintenant émaillent la crise des "gilets jaunes".    

Des violences qui se sont d'ailleurs répétées la veille puisque le onzième samedi consécutif de mobilisation aura, notamment, été marqué par la blessure à l’œil d'une figure du mouvement de contestation, Jérôme Rodrigues. De quoi relancer, aussitôt, le débat sur l'usage, par les forces de l'ordre, de ces armes dites "intermédiaires". Mais pas seulement, puisqu'au-delà de la controverse, cette scène filmée par la victime elle-même et largement reprise tout le weekend sur les réseaux sociaux aura également et rapidement pris une tournure politique. Il faut dire qu'à elle seule, elle est devenue le symbole de ce que redoutaient les autorités depuis que les face-à-face entre manifestants et policiers ont débuté. Dès hier, le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a réclamé ni plus ni moins que la démission du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.    

Publicité

Les autres titres de l'actualité

Le Premier ministre, Edouard Philippe, estime que les chiffres de la mortalité routière en baisse en 2018 prouvent la pertinence de la limitation contestée de la vitesse à 80 km/h sur certaines routes. 

Invité : Roland Cayrol, politologue, auteur d'un nouvel ouvrage à paraître mercredi intitulé : "Le président sur la corde raide, les enjeux du macronisme".

Roland Cayrol, politologue, auteur d'un nouvel ouvrage à paraître mercredi intitulé : "Le président sur la corde raide, les enjeux du macronisme"
Roland Cayrol, politologue, auteur d'un nouvel ouvrage à paraître mercredi intitulé : "Le président sur la corde raide, les enjeux du macronisme"
© Radio France - Nathalie Lopes

Les locaux de France Bleu Isère, à Grenoble, ont été partiellement détruits cette par un incendie "d'origine criminelle", qui n'a pas fait de blessés. Aucune revendication n'a été trouvée sur place.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Au deuxième jour de sa visite en Egypte, le président français doit rencontrer aujourd'hui son homologue al-Sissi. Objectif :  la signature de contrats à hauteur de centaines de millions d'euros, tout en assurant vouloir parler "plus ouvertement" de la situation des droits humains.    

Au Venezuela, le président autoproclamé Juan Guaido a appelé à deux nouvelles manifestations pour faire basculer l'armée mais aussi accompagner l'ultimatum européen en faveur d'élections libres.  

Il est l’un des plus célèbres avocats de son pays, spécialisé dans la défense des droits de l’homme et la dernière victime de l'appareil répressif chinois. Wang Quanzhang vient d’être condamné à 4 ans et demi prison pour subversion.

Références

L'équipe

Thomas Cluzel
Journaliste
Mathieu Laurent
Journaliste