Trois ans après les effondrements de la rue d'Aubagne, un recueillement teinté de colère à Marseille

800 immeubles font toujours l'objet d'arrêtés de péril à Marseille.
800 immeubles font toujours l'objet d'arrêtés de péril à Marseille. ©AFP - Nicolas Tucat
800 immeubles font toujours l'objet d'arrêtés de péril à Marseille. ©AFP - Nicolas Tucat
800 immeubles font toujours l'objet d'arrêtés de péril à Marseille. ©AFP - Nicolas Tucat
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Il y a trois ans, jour pour jour, deux immeubles s'effondraient à Marseille, rue d'Aubagne, emportant avec eux huit victimes. Marseille a une nouvelle fois commémoré ses morts vendredi. Mais au recueillement se mêle toujours un sentiment de colère alors que les taudis subsistent dans la ville.

Avec
  • Françoise Gaill biologiste, océanographe, directrice de recherche émérite au CNRS

Il y a trois ans, jour pour jour, deux immeubles s'effondraient à Marseille rue d'Aubagne au cœur du quartier de Noailles, emportant avec eux huit victimes. "Ce n'est pas la pluie" qui en est à l'origine mais l'incurie de la municipalité d'alors, accusée par de nombreux Marseillais d'avoir laissé pourrir des pans entiers de la ville. Marseille a une nouvelle fois commémoré ses morts vendredi matin, lors d'une cérémonie teintée de colère face à la problématique de l'habitat indigne, toujours pas réglée dans la ville. 800 immeubles font toujours l'objet d'arrêtés de péril à Marseille et près de 1 400 habitants attendent encore de pouvoir rentrer chez eux.

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