Des habitants portent un drapeau ukrainien de 200 mètres au stade olympique, à Kiev, en Ukraine.
Des habitants portent un drapeau ukrainien de 200 mètres au stade olympique, à Kiev, en Ukraine.
Des habitants portent un drapeau ukrainien de 200 mètres au stade olympique, à Kiev, en Ukraine. ©AFP - Stringer / Sputnik / Sputnik via AFP
Des habitants portent un drapeau ukrainien de 200 mètres au stade olympique, à Kiev, en Ukraine. ©AFP - Stringer / Sputnik / Sputnik via AFP
Des habitants portent un drapeau ukrainien de 200 mètres au stade olympique, à Kiev, en Ukraine. ©AFP - Stringer / Sputnik / Sputnik via AFP
Publicité
Résumé

Moscou multiplie les annonces de retrait militaire partiel de ses troupes. Est-ce de nature à nourrir un espoir, même prudent, d'une sortie de crise ?

En savoir plus

Si la crise ukrainienne à l'œuvre depuis plusieurs semaines est le plus souvent présentée comme une menace à la sécurité de l'Europe, force est de constater qu'elle aura surtout conduit jusqu'à présent à une guerre de l'information et de la communication. Dès-lors, comment qualifier l'espoir d'aboutir enfin à une issue pacifique de la crise, né de l'annonce hier par Moscou du retrait partiel de ses soldats ? Des images de blindés chargés sur un train, censées illustrer le retour en garnison d'une partie des troupes massées aux frontières ukrainiennes ont été diffusées, sans préciser toutefois le nombre de soldats concernés. Et ce matin encore la Russie a annoncé le départ de certaines de ses forces de la péninsule annexée de Crimée, tandis que les manœuvres conjointes avec le Belarus, elles, se poursuivent.

Par ailleurs, dans une chorégraphie militaro-politique bien orchestrée, le jour même où le président Poutine confirmait ce retrait partiel, les députés russes appelaient, eux, le Kremlin à reconnaître l’indépendance du Donbass, comprenez des territoires prorusses de l’est de l’Ukraine. Ce qui, le cas échéant, marquerait de facto la fin du processus de paix. Enfin, hier encore, l'Ukraine annonçait avoir été visée par une cyberattaque, les autorités pointant aussitôt du doigt "l'agresseur", selon l'expression généralement employée pour désigner la Russie.

Publicité

Bref, autant de messages contradictoires envoyés par Moscou, conduisant les Occidentaux à redoubler de prudence sur les chances d'une désescalade. Quoi qu'il en soit et à la faveur de ce retrait partiel, donc, la porte-parole du Ministère des affaires étrangères russe n'a pas manqué l'occasion d'enfoncer le clou dans la volonté de damer le pion à Washington: «Le 15 février restera comme le jour où la propagande de guerre occidentale a échoué», a-t-elle déclaré. En l'occurrence, c'est plutôt la date d'aujourd'hui, 16 février, que les services de renseignement américains avaient avancé comme celle d'une possible invasion russe de l'Ukraine. Et c'est aussi la raison pour laquelle les autorités de Kiev ont décidé de célébrer, ce mercredi, une "Journée de l'unité", invitant la population dans une grande manifestation de patriotisme à accrocher le drapeau national et afficher partout ses couleurs bleues et jaunes.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Les autres titres de l'actualité

La Cour de justice de l'UE a validé, ce matin, un dispositif inédit liant le versement des fonds de l'UE au respect de l'Etat de droit et dont les eurodéputés réclamaient depuis des mois l'utilisation contre la Pologne et la Hongrie.

En pleine campagne présidentielle, la Cour des comptes sonne l'alarme sur la dépense publique.  Ou comment redresser les comptes de la France, mis à mal par la crise sanitaire.

Accusé de "sabotage" au profit d'Eric Zemmour, rival d'extrême-droite de Marine Le Pen à la présidentielle, l'eurodéputé Nicolas Bay annonce qu'il va déposer une plainte pour diffamation contre le Rassemblement national.

Comme tous les mercredis jusqu'au premier tour de l'élection, notre rendez-vous "la campagne présidentielle vue de" nous emmène aujourd'hui au Puy-en-Velay, marquée par l'incendie en 2018 de sa préfecture, en marge de l'Acte 3 des "gilets jaunes".

L'invité de la rédaction : l'ancien préfet de l'époque, Yves Rousset.

Yves Rousset : "La violence est toujours légitimée, par avance, par des discours."

5 min

Ce qui se disait sur certains ronds-points et l'expression de cette difficulté sociale, étaient largement dépassés par des revendications qui ne pouvaient être satisfaites localement. Quand j'ai reçu les Gilets jaunes en préfecture, j'ai demandé ce que je pouvais faire localement pour répondre aux interrogations, aux problèmes. Je n'ai malheureusement pas eu de réponse sur ce point. Seules les questions du RIC, de la vaisselle de l'Elysée et des indemnités des parlementaires, ont pu être évoquées.

5 min

La Défenseur des droits, Claire Hédon, reconnaît que la numérisation des services publics est une chance, dès-lors qu'on n'oublie pas toutes celles et ceux qui n’ont pas Internet ou n’en maîtrisent pas l’accès.

Références

L'équipe

Eleonora Farade
Collaboration
Nicolas Pommé
Collaboration
Thomas Cluzel
Journaliste