Le gouvernement annonce la réquisition du dépôt TotalEnergies situé près de Dunkerque

Des salariés se rassemblent lors d'une grève sur le site de la raffinerie de Total Energy, à Gonfreville-l'Orcher, près du Havre, dans le nord-ouest de la Franc
Des salariés se rassemblent lors d'une grève sur le site de la raffinerie de Total Energy, à Gonfreville-l'Orcher, près du Havre, dans le nord-ouest de la Franc ©AFP - LOU BENOIST
Des salariés se rassemblent lors d'une grève sur le site de la raffinerie de Total Energy, à Gonfreville-l'Orcher, près du Havre, dans le nord-ouest de la Franc ©AFP - LOU BENOIST
Des salariés se rassemblent lors d'une grève sur le site de la raffinerie de Total Energy, à Gonfreville-l'Orcher, près du Havre, dans le nord-ouest de la Franc ©AFP - LOU BENOIST
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Après que la grève dans les raffineries de TotalEnergies a été reconduite ce matin "à une très large majorité", le géant pétrolier a finalement proposé en plus d'une prime de un mois de salaire d'augmenter la rémunération de ses salariés de 6% l'an prochain.

Avec
  • Éric Layly Président de la Fédération française des combustibles, des carburants et du chauffage

Levier de vitesse au point mort et feux de détresse allumés. Ce matin encore, les pénuries de carburants se prolongent en même temps que les files d'attente s'allongent. Partout les automobilistes racontent leur galère et parfois même leur colère. A quand un retour à la normale ? Pour l'heure la situation est toujours à l'arrêt. Ni avancée d'un côté ni marche arrière de l'autre. Chez Esso-ExxonMobil visé par de premières réquisitions de salariés la grève a été reconduite ce matin. Et chez TotalEnergies, après que les salariés grévistes ont refusé hier comme préalable à l'ouverture de négociations de devoir débloquer les expéditions de carburant pour ravitailler les stations-services à sec, le mouvement se poursuit également dans quatre raffineries et un dépôt de carburant.

Hier soir, le président Emmanuel Macron a dit prévoir un retour de la normale "dans le courant de la semaine qui vient". Et au vu de la situation, ce matin, on a un peu de mal à y croire. Le chef de l'Etat compte pour cela sur "la responsabilité" des deux camps : la direction de TotalEnergies d'un côté et de la CGT de l'autre. Or ce matin, le gouvernement a lui clairement mis la pression sur le groupe pétrolier.

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Invité de ce journal : Eric Layly, président de la Fédération française des combustibles, des carburants et du chauffage

Invité du 12h30 : Eric Layly, président de la Fédération française des combustibles, des carburants et du chauffage.

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La situation est aujourd'hui explosive en France. Et ce d’autant plus que le gouvernement va sans doute prochainement devoir faire passer son budget en recourant à l’article 49.3, lequel permet de forcer la main au Parlement. Un coup de force qui, le cas échéant, ne sera probablement pas de nature à apaiser le débat public. Mais a-t-il seulement le choix ? Hier, déjà, les oppositions ont d'emblée rejeté l'article "liminaire" du projet de loi de finances. Une première déconvenue qui allait en annoncer d'autres puisque les députés ont ensuite largement adopté, contre l'avis du gouvernement, un amendement visant à dissuader les grandes entreprises de distribuer des résultats exceptionnels sous forme de "super-dividendes". Or cet amendement, qui faisait donc l'objet d'un avis défavorable de l'exécutif avait été déposé par le Modem, qui fait pourtant partie du camp présidentiel. Faut-il en déduire que la majorité serait elle-même aujourd'hui fracturée ?

Véritables phénomènes dans les salles d'enchères, les NFT ont aujourd'hui transformé les marchés de l'art comme de la culture. Ces fichiers numériques qui une fois achetés vous permettent de devenir le propriétaire exclusif d'une œuvre originale elle-même numérique (qu'il s'agisse d'une photo, d'une vidéo, d'un même ou d'un élément de jeu vidéo) sont devenus depuis peu des objets de spéculation prisés des collectionneurs. Et donc, aussi, des voleurs. Et c'est ainsi que l'on a appris hier qu'un coup de filet aussi surprenant qu'inédit en France avait permis la mise en examen de cinq personnes soupçonnées d'avoir formé un réseau pour récupérer frauduleusement ces fameux certificats d'authenticité liés à des objets numériques. Le préjudice s'élève à au moins deux millions et demi d'euros. Mais surtout cette affaire pose une question : comment les malfaiteurs ont-ils pu récupérer ces fameux titres de propriété numérique réputés inviolables ? Selon l'enquête, il semble que la faille soit humaine, en l'occurrence repose sur la crédulité des propriétaires.

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La guerre en Ukraine ne connaît décidément aucun répit. Ce matin, encore, des infrastructures stratégiques dans la région de la capitale ont été frappées par des attaques au drone menées par les forces russes. Hier, après deux jours de salves massives de roquettes et de missiles qui ont fait 19 morts et plus de 100 blessés, une nouvelle attaque meurtrière contre un marché de la ville d'Adviika dans le Donetsk a tué 7 personnes et fait 8 blessés. Enfin, au centre de l'Ukraine, 828 mineurs se retrouvent bloqués sous terre depuis les bombardements de lundi dans 4 mines de la ville industrielle de Krivi Rih.

La scène s'est déroulée ce matin sur une grande artère de la capitale Pékin. Plusieurs personnes y ont accroché sur un pont routier deux grandes banderoles, avec des  inscriptions visant non seulement la politique zéro Covid des autorités, mais aussi le président Xi Jinping, lui-même, qualifié de dictateurs traitres.

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